​Journée morose sur le Rotsee pour les tricolores

23 Mai 2016

 

Quinze degrés de moins au thermomètre, une pluie battante depuis le matin… Voilà les conditions d’évolution sur le Rotsee aujourd’hui. Deux bateaux tricolores jouaient leur sort ce lundi à Lucerne pour prétendre accéder aux finales de demain. Aucun n’a pu passer ce cap crucial.
 
Première course pour les Français aujourd’hui, la demi-finale du skiff avec Cédric Berrest. Le Toulousain était engagé contre deux de ses concurrents directs, le Belge Hannes Obreno et l’Israélien Dani Fridman. Le premier a dominé la course, mais le second n’est pas parvenu à terminer dans le tiercé de tête. Même conclusion pour le Français qui a fini l’épreuve à la sixième place, synonyme de fin du rêve olympique. “Aujourd’hui j’étais un peu écrasé par l’enjeu, explique Cédric Berrest, j’ai passé une mauvaise journée. Ce n’est pas ça qui a donné ce résultat, mais j’ai senti beaucoup de pression que je me suis mis tout seul, c’était une vraie course couperet et je suis passé au travers. Ca s’est joué sur le plan mental parce que physiquement je suis plutôt bien. C’est décevant parce que j’y ai cru. Je suis mal parti, le stress a des effets inhibiteurs à forte dose, et j’étais dedans”.
 
Une heure et demi plus tard, Laura Tarantola, Camille Juillet, Chloé Poumailloux et Anne-Sophie Marzin prenaient le départ du repêchage du quatre de couple féminin. Il fallait sortir un bateau dans cette course pour entrer en finale demain ; malgré une tentative de remontée sur l’embarcation russe dans le dernier 500, l’équipage tricolore a terminé à la dernière place, laissant échapper le ticket pour la finale. “C’est rageant, commente Christine Gossé, cheffe du secteur féminin fédéral, pourquoi elles n’ont pas attaqué plus tôt ? Dès la première course, et déjà aux Europe, on savait que ce serait difficile d’accrocher la qualification ici. Pourquoi une telle différence par rapport aux autres nations ? Ce n’est pas la jeunesse du groupe qui peut l’expliquer. Peut-être qu’on est trop gentil à l’entraînement ? Il faut qu’on les endurcisse, qu’on les mette en difficulté sur des entraînements qui dérangent. Elles se sont données, ce n’est pas un manque de volonté mais face à la concurrence il ne faut pas perdre ses moyens, il ne faut pas subir”.
 
Le quatre sans barreur reste donc la seule chance française d’obtenir un nouveau bateau qualifié pour les Jeux de Rio. Demain, c’est des Sud-Africains qu’ils vont particulièrement se méfier. “Ils partent fort, note Théophile Onfroy, on va tout faire pour s’accrocher à eux”.

Fabrice Petit

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