Mantes-la-Jolie / Caudebec-en-Caux, récit d’une descente de la Seine

8 Août 2014

 

Il était une fois dans le petit club d’aviron de Caudebec-en-Caux, une équipe de rameurs un peu fous. Marie-Sylvie Pillon, Fred Demanze, Eric Bredel, Jérôme Le Guen et Nicolas Barray, décidèrent un beau jour d’automne 2013 de descendre la Seine sur plusieurs jours jusqu’à Caudebec-en-Caux. Le parcours fut choisi, ils rameront de Mantes-la-Jolie ( Yvelines) à Caudebec-en-Caux ( Seine-Maritime) pendant 200 km en 3 jours ! Soit 1.5 marathon par jour. Maintenant que le pari était lancé, il fallait s’entraîner pour savoir s’ils étaient capables de ramer 6 heures par jour pour parcourir 70 km par jour. Ils programmèrent 2 sorties : Caudebec / Duclair, aller-retour ( 61 km) et Caudebec / Tancarville, aller-retour ( épi de la Roque, 64 km). Elles furent un succès ; ce fut de bonne augure pour la suite.  Ils précisèrent l’organisation et chacun prit sa part de travail : communication, matériel, transport du bateau et des affaires, organisation des étapes, nourriture, pharmacie… Tout était prêt, l’aventure pouvait commencer. Vendredi 11 juillet : Le départ

Chargement du bateau sur la remorque et du matériel. Nous espérons avoir pensé à tout. C’est Marie-Sylvie qui prend le volant, ce qui ne plaît pas trop à Jérôme qui est un peu macho sur les bords. Bruno (compagnon de Marie-Sylvie) sera le chauffeur de l’expédition. Il est chargé de déposer nos affaires à la prochaine étape et ramener la remorque à bateaux à Caudebec. Départ du club de Caudebec à 18h30 direction Mantes. Eric a oublié le drapeau de la ville de Caudebec chez lui. Nous nous arrêtons à La Mailleraye pour le prendre. Sandrine (compagne de Nicolas) emmène Eric chez lui car nous ne pouvons pas manœuvrer avec notre remorque sur la petite route du Val Rebours. Nous repartons pour Mantes.

Jérôme s’aperçoit qu’il a oublié ses chaussons d’aviron, grâce à son Smart phone et au GPS, nous arrivons au Déclatlon de Mantes 5 minutes avant la fermeture. Jérôme trouve son bonheur et revient satisfait d’avoir trouvé 2 paires de chaussures pas chères. Nous traversons le quartier du Val Fourré. Un Quad nous grille la priorité à vive allure. Ce quartier de la région parisienne est un grand dépaysement quand on vient de la campagne normande. Voilà le club d’aviron ( AS Mantaise) et son stade nautique. Mickaël le coordinateur de la base est très sympa, il nous ouvre les locaux, nous fait la visite du club. Nous rentrons le véhicule et la remorque dans le hangar. Le stade nautique vient d’organiser les championnats d’Europe de kayak en ligne. Le plan d’eau olympique est magnifique. Nicolas se rappelle les championnats de son adolescence. Nous visitons le hangar à bateaux, nous sommes impressionnés par les superbes bateaux en carbone.

Jérôme a prévu l’apéro, champagne, la rando commence bien ! Marie-Sylvie nous a préparé des lentilles petit salé et un crumble à la rhubarbe c’est délicieux.  On rigole bien en particulier des draps Cendrillon roses du lit de camp de Jérôme.  Allez, tout le monde au lit car demain la journée sera longue.

Samedi 12 juillet : Mantes-la-jolie / Les Andelys. 62 km.

Réveil à 06h00. Le club est situé à quelques centaines de mètres de la Seine. Nous mettons donc notre bateau sur un chariot pour l’emmener au ponton. Nous disons au revoir à Bruno qui part aux Andelys déposer nos affaires. Cette fois nous y sommes ! Le temps est parfait pour ramer, doux, calme et couvert.  Nous trouvons rapidement nos marques et filons sur la Seine à un bon rythme. Nous décidons de changer de barreur tous les 7km pour que tous les équipiers rament autant dans l’étape. Il flotte une drôle d’odeur dans le bateau. Eric qui est sujet aux crampes a mis de la pommade au piment. C’est efficace mais ça lui chauffe un peu trop l’entre jambe et il faut admettre que ça pu un peu. Nous passons devant le château de Sully et arrivons à l’écluse de Méricourt. Nous essayons de joindre l’éclusier mais nous n’avons pas le bon numéro de téléphone. Un marinier qui sort du lit nous donne la fréquence de VHF. Eric qui se débrouille comme un chef avec la VHF contacte l’écluse. Au bout de 10 minutes nous entrons dans l’écluse. C’est très calme et le niveau baisse très rapidement. Les portes s’ouvrent et nous voilà partis pour Vernon.  La vallée de la Seine est très belle : coteaux, falaises, belles maisons et beaux villages,  comme la Roche Guyon. Les îles sont nombreuses mais nous ramons sur le bras principal par peur d’abîmer le bateau. En effet il y a sur les berges beaucoup d’anciens appontements à moitié détruits et d’épaves de bateaux. Les cygnes sont aussi très nombreux, les parents essayent de nous impressionner pour protéger leurs petits.

Nous ramons en moyenne à 10km par heure ce qui nous permet d’arriver facilement à Vernon à midi. Jean-Caude et Marianne, 2 rameurs du club de Vernon nous font des grands signes du ponton. Nous passons au niveau de l’ancien pont, heureusement qu’Eric connaît le coin car les anciens piliers sont à fleur d’eau. Nos hôtes sont très sympathiques et curieux de notre expédition. Nous faisons des envieux et déjà germe un projet de rando avec les clubs normands des bords de Seine. Nous pique-niquons au club dans un très beau parc. Eric essaye d’épater Marianne avec une petite leçon de botanique sur le cyprès chauve. Une journaliste du « Paris-Normandie » nous interviewe et succombe aux blagues de fred. Nous faisons une petite séance de photos sur l’eau avec notre drapeau de la Ville de Caudebec. Nous visitons bien sûr le hangar à bateaux du club. Nous voyons de très beaux bateaux de compétition. Jean-Claude nous présente un vieux double à vendre. Après examen ça semble une bonne occase.  Cette pause bien confortable nous a bien requinqués. Après un bon café il est temps de repartir. Marianne et Jean-Claude naviguent à côté de nous en “double”. Ils nous font une petite visite touristique de leur plan d’eau d’entraînement qui est magnifique. Nous les quittons au bout de 7 km.

 Le temps est un plus lourd, le soleil pointe. Il y a sur cette portion de la Seine un véritable cimetière à péniches. Voici bientôt l’écluse de la Garenne. Nous passons tranquilles et sans attente avec une péniche. Après une petite pause pipi sur une petite plage de sable nous repartons vers les Andelys. Nous sommes en forme et comme la  Seine est plate comme un lac nous ramons très bien.  Déjà au loin nous devinons des bateaux d’aviron. C’est André, Anne-Marie, Marc et Gabriel du club de Tosny qui viennent à notre rencontre. André 70 ans, une côte cassée est en skiff. Il assure l’ancien ! Gabriel avec 55 ans de moins est aussi très à l’aise sur son skiff. Anne-Marie et Marc rament dans un nouveau double, ils s’éclatent. Comme à Vernon c’est très agréable de retrouver des rameurs. Nous sommes chauds et bien calés, nous tirons un peu la bourre jusqu’au club de Tosny. Nous accostons sur le grand ponton du club. Le site est formidable : un lac relié à la Seine avec vue sur le château des Andelys. Comme si nous n’avions pas assez ramé, nous essayons le nouveau “double” du club. Comme à notre habitude nous visitons le club et aidons les rameurs du club à ranger les bateaux. André qui a créé le club est un personnage, il est très généreux et attachant. Les rameurs sont heureux de nous voir, la rencontre est très joyeuse. Nous repartons pour les Andelys ( 1km) où l’adjoint au sport de la ville nous attend. Nous rentrons dans l’ancien port de plaisance. C’est  glissant, Eric nous faire peur en tombant mais il s’en tire bien. Le représentant de la ville nous pose plein de questions sur nos motivations et sur l’organisation.

Il nous offre un blason de la Ville et nous ouvre l’ancienne capitainerie où nous allons dormir. Nous mettons notre fidèle bateau à l’abri avant d’aller prendre une bonne douche. Mauvaise surprise les locaux n’ont pas servi depuis longtemps, ça sent la fosse septique et l’eau est froide. Fred est ravi lui qui n’aime pas la chaleur. Bruno a déposé nos matelas, duvets et affaires propres. Il fait beau, le site est charmant. Nous sommes au bord de l’eau sous le château et à 2 pas de la ville. C’est pratique pour aller boire une bière avec l’équipe des Andelys. André a réservé le resto et nous mangeons des pâtes pour tenir le coup demain. Nous passons un super moment et allons nous coucher repus et heureux. La mauvaise odeur est toujours là, nous dormons les fenêtres ouvertes, ce qui nous permet d’entendre le déluge dehors. Notre première étape est un succès. Plus personne n’a de doute de note capacité de tenir les 2 autres étapes. Nous avons ramé pendant 5h59, à 10,4 km/h et fait 62.20 km.

Dimanche 13 juillet : Les Andelys/ Belbeuf. 64 km.

Réveil 6h30. La nuit n’a pas été bonne et il pleut des cordes. Heureusement André arrive avec un copieux  petit déjeuner et des baguettes fraîches. Il nous donne aussi notre pique-nique du midi. Nous laissons une partie de nos affaires Eric passera les prendre dans la semaine. Il est temps de sortir. Il a tellement plu que la yolette est pleine d’eau ! Il faut écoper et retourner le bateau sous la pluie. Au moment de mettre le bateau à l’eau la pluie redouble. Nous sommes trempés et il faut éponger le fond de notre embarcation.  André nous suit sur la berge et fait sonner sa corne de viking, nous agitons notre étendard pour le saluer. Il est 8h00. Au déluge succède la bruine et bientôt la pluie cesse. La Seine est comme un miroir les kilomètres défilent, c’est un vrai plaisir. Nous prenons quand même le temps de profiter du paysage. Sur les berges aux pieds des coteaux et des roches, il y a de très belles maisons avec des pontons pour amarrer les bateaux à moteur. Ce coin de Normandie vaut le détour. Marie-Sylvie nous assure que la balade sur les coteaux est très accidentée et qu’on se croirait un peu en montagne. Nous naviguons toujours sur le chenal principal mais nous empruntons tout de même un bras pour découvrir la superbe propriété du moulin d’Andé. Les conditions météo sont toujours parfaites pour l’aviron, nous entendons la yolette glisser rythmée par le bruit des bouillons que font nos rames. Nous avons la Seine pour nous, il y a très peu de péniches, c’est le pied ! Nous croisons 1 rameuse et un rameur en skiff. Ils habitent au bord de la Seine et ont leurs propres bateaux, le luxe ! Voici l’écluse de Poses. L’éclusier est sympa, il vient discuter avec nous. A partir de maintenant la Seine est soumise aux marées. Nous décidons de profiter de la marée descendante au maximum et donc de ramer tant que la Seine descend. Le temps change, des petites averses et un  bon vent contre qui soulève des vagues.  Un bateau de plaisance vient à notre rencontre. C’est l’oncle de Jérôme, Christian, sa femme Martine et sa famille. Il est l’heure de manger surtout que la Seine est plus dure à ramer. Christian nous propose de manger à l’abri sur le bateau, mais il reste encore 1 heure de navigation. Nous faisons une petite pause pour manger une barre de céréales et repartons motivés vers le port de plaisance de Saint- Aubin- les- Elbeuf. Un renard passe sur une plage, s’assoit et nous regarde passer.

Martine et Christian nous offrent un apéro bien mérité. Nous avons faim et dévorons le pique-nique préparé par André. Heureusement que nous sommes à l’abri car il tombe des cordes. Nous sommes impressionnés par le confort du bateau. Nous faisons une bonne pause le temps que la Seine redescende. Lorsque nous sommes arrivés dans le port le bateau affichait 1,60m de fond. Il annonce maintenant 3,30 m de fond. La Seine est pleine, nous nous préparons et disons au revoir et merci à Christian et sa famille. Nous n’avons plus que 20km à faire, le moral est au beau fixe comme la météo. Cette  partie de la Seine est aussi très belle avec la forêt, les roches d’Orival et la chapelle. Nous voguons vers Belbeuf  courant et vent pour. Nous prenons les bras de la Seine. C’est tellement beau et calme que nous nous sentons pousser des ailes. Nous faisons les derniers 7 km à un rythme soutenu. Nous ramons de mieux en mieux et nous nous faisons plaisir sur l’eau.  Nous accostons à 18h30 sur le superbe ponton du club nautique de Belbeuf. Valérie ( compagne d’Eric) et sa fille Elodie sont là pour nous accueillir. Nous avons ramé pendant 6h13, à 10.40 km/h et parcourus 64.46 km. Elles nous ont apporté des vêtements propres, le repas du soir, le petit déjeuner et le pique-nique du dernier jour. Un grand merci, nous sommes comme des coqs en pâtes.

Le club est fermé mais Pierre, le président du club nous a gentiment laissé profiter des locaux. François Narbais ( pilier du club de Caudebec) nous rejoint avec du cidre bien frais. Il est content de nous voir en forme et nous apporte un article paru dans le courrier Cauchois. Nous avons droit un article d’une demi-page. Il faut dire que nous bénéficions d’une belle couverture médiatique grâce à Sylvie Barray une amie de Marie-Sylvie. Les locaux sont très confortables et il y a de l’eau chaude. Jérôme nous offre le champagne pour fêter la deuxième journée. Nous rions beaucoup en pensant aux moments forts de  la journée. Greg un kayakiste est venu faire une séance de musculation.  Il est très sympa et nous propose un autre défi : une course en dragon boat en septembre. Ca marche pour nous 5, mais il faut trouver 17 rameurs car il y a 22 places dans un bateau. Affaire à suivre. Nous engloutissons le repas préparé par Valérie. C’est copieux et très bon : salade de nouilles et de patates, fromages, gâteau aux noisettes. La nuit va être confortable, nous sommes bien installés sur les tapis de gym. Demain il faut se lever  tôt pour la dernière journée.

Lundi 14 juillet : Belbeuf/ Caudebec-en-Caux. 74 km

Réveil 5h00 ! Il fait nuit. Branle bas de combat : petit dej, rangement du club, de nos affaires, préparation du bateau. A 6h20 nous avons mis le bateau à l’eau. Nous cherchons la VHF ? Dans quel sac est-elle ? Nous finissons par la retrouver. Il faut dire que l’on transporte pas mal de choses dans le bateau : de l’eau, repas du midi, en- cas pour les petites faims, pharmacie, trousse à outils, livret de navigation en Seine, horaires de marées, appareils photos, portable, écopes, éponges, bout, gilets de sauvetage, tenues de rechange, gaffe. Même si le bateau est très pratique avec des rangements pour les bouteilles et une large trappe dans la pointe avant, il faut un peu d’organisation. Chaque rameur a un petit sac étanche, il y a un grand sac étanche pour tous et un bidon étanche pour les choses de valeur. C’est parti pour la dernière journée. Le moral est au beau fixe, la Seine est calme et il fait frais. Nous ramons en direction de Rouen. Jérôme qui rame aussi à Rouen , nous explique le plan d’eau et ses pièges : les manouches qui jètent des pierres sur les bateaux, les remous et les péniches…

Nous passons devant le club de Rouen et traversons la ville de Rouen. Marie-Sylvie qui est originaire de Rouen est heureuse de voir sa ville vue de la Seine. Sa sœur est venue nous encourager. C’est très sympa Rouen au petit matin. Nous arrivons maintenant dans le port de Rouen avec les installations portuaires et les industries. Nous retrouvons Bruno qui prend des photos.  Le vent se lève et le plan d’eau devient agité. Nous ne ralentissons pas car nous sommes habitués aux conditions difficiles à Caudebec. De plus, nous devons parcourir un maximum de distance avant la renverse ( marée montante). Et voilà déjà le beau village de la Bouille, la boucle de Roumare passe très vite, la Seine est calme, le paysage encore très beau, nous ramons très bien et arrivons en avance sur nos estimations à Duclair. Il est 10h00 et le soleil est de retour. Nous nous sentons tellement bien que nous faisons quelques exercices techniques. Nous ralentissons la cadence, poussons sur les jambes et laissons glisser la yolette. Nous avançons à 12  km/h. C’est déjà le Mesnil-sous-Jumièges, nous devions manger sur une plage à marée haute et attendre que la marée baisse, mais nous avons 1 heure d’avance. Nous décidons confiants de ramer jusqu’à Jumièges. C’est faisable mais risqué car il faut absolument arriver avant le flot. Avec un coefficient de marée de 107 , nous ne pourrons pas ramer contre le courant. Nous descendons la boucle de Jumièges très motivés et nous scrutons la Seine un peu inquiets.  Nous profitons tout de même de la vue : les falaises du Landin et les vergers du Conihout de Jumièges. Le courant est presque nul, la renverse ne va pas tarder. Nous forçons et atteignons la cale du bac de Jumièges/ Heurteauville quelques minutes avant la marée. Nous mettons vite le bateau à l’abri sur la berge. La Seine monte, le courant est très fort. Le bac dérive en crabe et plein gaz pour traverser, c’est impressionnant. Nous sommes contents de nous. Nous avons ramé 5h40, fait 60 km et  nous arrivons en avance. Nous avons la pêche le pari est presque gagné.

 Pour fêter ça nous allons au bar mais il est fermé. Nous traversons la Seine pas à la rame mais par le bac pour boire un verre. Ouf, l’établissement est ouvert ! Notre exploit du matin nous a donné faim. Nous traversons pour pique-niquer à Heurteauville. Le pique-nique de Valérie a du succès et le ventre bien plein nous commençons une petite sieste. Un journaliste du « Paris-Normandie » vient nous réveiller. Il fait un petit interview et prend des photos. Il va nous attendre au Trait pour prendre d’autres photos. Fred qui bosse à Flexi-France, lui demande de nous prendre au niveau de l’immense grue. Nous devons maintenant patienter la Seine doit descendre vers 16h30. Nous allons boire un café chez des amis de Marie-Sylvie qui habitent à 2 pas. Nous sommes très bien reçus par toute la famille. La Seine monte moins vite, le courant faiblit, nous préparons le bateau. Nous allons attaquer les  15 derniers kilomètres !

 Au niveau du Trait la Seine est agitée, il y a de bonnes vagues et du vent. Passage devant la grue à Fred et direction La Mailleraye- sur -Seine. Eric et Nicolas retrouvent  leur commune. Nous sommes maintenant en terrain conquis sur notre plan d’eau. Loïc, Lucille, Martine, François N et François L nous rejoignent en yolette au niveau de La Mailleraye. Ils ont dû en baver, car ramer contre le courant avec un coef de 107 c’est très difficile. C’est la joie des retrouvailles. Encore 7 km avant l’arrivée. Les 2 yolettes repartent et   passent sous le pont de Brotonne. Nous voici déjà à Caudebec.

 Petite halte sur la cale de l’ancien bac, nous retrouvons nos familles, les élus de la ville qui devaient nous recevoir sont aux cérémonies du 14 juillet. Nous remontons dans notre bateau, quelques promeneurs nous félicitent et accostons sur la cale de notre club. Nous avons ramé pendant 6h15, à 11,8 km/h et parcourus 74 km. Nous sommes très chaleureusement reçus par nos familles, les membres du club, le journaliste du courrier Cauchois, l’adjoint au sport et le maire de Caudebec. Encore un interview et des photos, le journaliste du courrier est sympa et nous rigolons avec lui. Le club a prévu un pot d’accueil, tout le monde trinque à notre réussite, nous avons gagné notre pari ! Nous avons parcouru les 200 km sans aucune difficulté, en nous amusant, en ramant bien et avec de bonnes conditions météo. Ce défi aura été une très bonne expérience physique pour connaître nos limites mais aussi une formidable aventure humaine. L’organisation a été parfaite et nous remercions tous ceux qui nous ont aidés. Il faut maintenant enlever nos affaires du bateau, le nettoyer et le ranger. Nous nous quittons heureux mais je pense que nous aurions bien voulu continuer encore un peu. Ce sera pour l’année prochaine, notre défi nous a donné des idées…

L’équipe de l’Aviron Caudebec Vallée de Seine 

En lire plus ?

Voici des articles qui pourraient vous intéresser

Les masters au rendez-vous de Vichy

Les masters au rendez-vous de Vichy

Lire l'article
Poznan 2019 : une bérézina pour l’équipe de France

Poznan 2019 : une bérézina pour l’équipe de France

Lire l'article
Poznan 2019: L’équipe de France prend la foudre

Poznan 2019: L’équipe de France prend la foudre

Lire l'article

Nous avons des formules pour tous les goûts

Découvrez nos différentes formules d’abonnement

 

ABONNEMENT 
100% NUMÉRIQUE
15,99€/an

Les 4 numéros de l’année en version numérique

Un accès au 4 dernier numéros (offert)

Accès illimité aux articles du site

EN SAVOIR PLUS

ABONNEMENT 
PAPIER + NUMÉRIQUE
29€/an

Réception trimestrielle du magazine chez vous.

4 numéros au total + hors série

Abonnement numérique

EN SAVOIR PLUS

ABONNEMENT  (2 ANS)
PAPIER + NUMÉRIQUE
49€/2ans

Réception trimestrielle du magazine chez vous.

8 numéros au total + hors série

Abonnement numérique

EN SAVOIR PLUS