SN Nancy : le “World Erg Challenge” comme moyen de décompression

9 Avr 2020

 

Sur les rives de Meurthe comme ailleurs, on a vu arriver les beaux jours avec une pointe de fatalisme et de frustration… Tout en se pliant, il va de soi, à un civisme de circonstance.
A l’instar du Pôle France (qui a dispatché dans les temps ses « machines » au profit de ses rameurs, dans l’optique d’une hypothétique arrière-saison internationale…), on a surtout eu la bonne idée de devancer le confinement en « décentralisant » pas moins de trente-cinq ergos.
« Pour les rameurs, on a essentiellement ciblé des juniors et des seniors. Mais on a également mis à disposition des J16 des barres et des poids, ainsi que des tapis, afin qu’ils puissent se concentrer sur des séances orientées muscu-gainage », explique Léo Ronchard, responsable du secteur « Compétition » (des J16 aux seniors) au SN Nancy, actuellement en chômage partiel comme de nombreux acteurs du monde sportif…

Pendant ce temps, Teva Jeandidier (U23) se défoule sur l’ergo dans son jardin…

Dans le Top 20 mondial au “World Erg Challenge”
En cette période de disette, il faut dire que le « World Erg Challenge » lancé par Concept 2 – et consistant à effectuer le plus de kilomètres possible du 15 mars au 15 avril – a opportunément fourni aux rameurs de quoi s’occuper (intelligemment).

Et Alexis Rosé (J16) fait de même sur sa terrasse !

« Nous sommes 46 dans l’équipe, et ça marche plutôt fort puisque nous sommes en ce moment même classés dans le Top 20 mondial ! (Ndlr. Sur 600 équipes engagées. Et, au passage, la deuxième formation française engagée derrière la French Rowing Team et son collectif XXL de 164 rameurs) ; ça permet de motiver les troupes, d’animer la saison, et de se donner un petit enjeu. Bon nombre de nos licenciés disposent de leurs propres ergo. Dès la première semaine, on les a vus se lancer dans des marathons en relais, faisant ainsi participer leurs proches. Les frères, les sœurs, et même les parents s’y sont mis. Cela permet de s’adonner à une activité en famille. Par les temps qui courent, c’est important », estime Léo Ronchard.

Léo Ronchard : “Dès la première semaine, on les a vus se lancer dans des marathons en relais, faisant ainsi participer leurs proches”.

Léo Ronchard : “On va s’en sortir”
Reste, malgré tout, en suspens, l’épineuse question de l’impact financier sur une structure qui compte aujourd’hui quelque 400 sociétaires…
« On va s’en sortir, assure le salarié du Sport Nautique. La période est, bien sûr, un peu compliquée au niveau des rentrées d’argent et des produits. Mais nous faisons aussi des économies sur nos dépenses ordinaires. Au final, en tout cas à court terme, on ne devrait pas perdre tant que ça ! En revanche, entre les scolaires et les loisirs, on se situe sur une perte potentielle de 60, 70 licences entre les vacances de Pâques et le mois de juin. J’espère sincèrement qu’on pourra redémarrer cet été. Le cas échéant, nous nous devrons d’être très bons sur nos animations estivales. »
Un horizon encore lointain…

Stanislas Copello

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