Barrés ou légers, les Bleus ramènent de l’or et du bronze de Duisbourg

6 Sep 2020

 

Le contraste était saisissant du côté du ciel, avec une journée ensoleillée qui dénotait à la morosité d’hier. Sur les onze bateaux français engagés, cinq ont pu s’aligner en finales A et quatre ont remporté des médailles.

quatre de couple PL
Les deux quatre de couple PL avaient la chance de se succéder au podium.

La Marseillaise a résonné sur les bords du regattabahn de Duisbourg, et Maya Cornut-Danjou, Adèle Brosse, Pauline Rossignol, Emma Cornelis et leur barreuse Elsa Taboulet l’ont entonné avec plaisir derrière leur masque. Leur course, elles l’ont survolée, laissant loin derrière leurs adversaires se disputer les autres places du podium. Franchissant la ligne d’arrivée largement en tête, les Françaises ont décroché l’or avec la manière, s’attribuant également le record mondial U23 de la discipline. “On a rempli tous les objectifs, commente Pauline Rossignol, et respecté ce que Vincent Gazan nous avait dit, en ramant bien long”. Les frissons ne sont pas près de les quitter, même si la cérémonie protocolaire leur a laissé un sentiment étrange, avec les mesures barrière appliquées scrupuleusement : pas de contact avec les autres équipages, pas de photos communes aux trois bateaux et chaque rameuse récupérant sa médaille sur le plateau.

Fanny Puybaraud, Inès Boccanfuso, Loanne Guivarc’h et Aurélie Morizot en avaient vraisemblablement gardé sous la planche de pieds, suite à la course préliminaire qui s’est tenue hier. Les quatre tricolores se sont élancées dans la course derrière des bateaux allemand et italien qui s’affrontaient pour les deux premières places. L’affaire des Françaises, ce fut de contenir le bateau néerlandais qui multipliait les attaques, et elles ont réussi, s’emparant du bronze européen. “On sait qu’on est fortes pour lisser les parcours, commente Loanne Guivarc’h, on y a cru jusqu’au bout à cette médaille. Christine Gossé nous avait dit qu’une course en se gagne pas sur l’enlevage, mais le travail était fait avant’. Le podium leur a paru aussi un peu bizarre, mais “on le prend comme ça, ça permet de faire des compétitions donc pas de souci pour nous”.

Pierrick Verger, Baptiste Savaete, Florian Ludwig et Corentin Amet savaient que la course serait relevée, avec des concurrents eux aussi désireux de goûter à l’or européen. Mais les Français n’ont pas laissé trop longtemps leurs concurrents espérer, même s’il leur a fallu défendre leur position tout du long. “Ca a attaqué de tous les côtés, explique Corentin Amet, ça fait plaisir ; on se méfiait particulièrement des Italiens”. La stratégie avait été déterminée avec leur entraîneur, François Meurillon : “Partir devant, commente Florian Ludwig, ne jamais sous-estimer les adversaires”. Ils avaient tellement hâte d’être là qu’ils ont tout donné pour décrocher ce titre. “Ce fut une belle bataille, lance Pierrick Verger, on a réussi à faire une course pleine”.

Paul Tixier et Ferdinand Ludwig avaient pu jauger la concurrence en série et en demi-finale, ils savaient que la tâche serait ardue en finale A, surtout dans une catégorie comme le deux de couple poids léger. Les Belges ont pris les commandes de la course après les 500 premiers mètres, la bagarre s’est donc poursuivie avec les Allemands qui se sont emparés de la deuxième place, laissant le bronze aux Français. “Avant le championnat on se basait sur 2019, note Paul Tixier, mais le niveau cette année est plus élevé que l’an passé. On aurait préféré avoir l’argent comme à Ioannina bien sûr, mais on n’a pas de regrets”. Les deux rameurs n’ont en effet pas ménagé leurs efforts. “On a fait des courses de plus en plus complètes, commente Ferdinand Ludwig, et cette médaille ce sera la dernière de Paul chez les U23”.

La deuxième finale A au programme de la journée était celle du quatre barré masculin. Charlélie Rubio, Liam Brisson, Louis Chamorand et Téo Rayet (barreur : Julien Deck) n’ont pas réussi à rattraper les trois bateaux qui se sont échappés dès le début du parcours, mais sont parvenus à s’emparer de la quatrième place en fin de parcours.

Les finales B

Première finale B de la matinée, celle du deux sans barreur masculin avec Etienne Juillet et Esteban Catoul. Les Grecs étaient intouchables, mais les tricolores ont réussi à prendre la deuxième place aux Estoniens à mi-parcours et ne l’ont plus lâchée.

Finale B suivante, celle du deux de couple féminin. Après leur repêchage en tout début de matinée, Clara Valinducq et Lucine Ahyi ont terminé à la troisième place de la course.

Le quatre sans barreur de Pauline Lotti, Marie Pachebat, Audrey Feutrie et Aurélie Bouchot n’a pas pu triompher du bateau allemand, mais elles ont réussi à devancer les Autrichiennes dans les derniers 500 mètres et ont terminé à la deuxième place.

Après sa quatrième place en demi-finale ce matin, Etienne François courait en finale B du skiff poids léger. Il a terminé à la troisième place de la course, derrière l’Allemand et le Portugais.

Après deux courses et demie hier (leur repêchage ayant été interrompu à mi-parcours), Hugues Larchevêque, Stanislas Desgrippes, Benjamin Haguenauer et Romain Harat couraient ce matin leur demi-finale dont ils ont terminé cinquièmes. Cet après-midi, en finale B, ils sont passés à 21 centièmes de la première place, terminant finalement au huitième rang européen.

Cinquièmes en demi-finale du deux de couple dans la matinée, Adam Le Gal et Anthony Girerd ont couru la dernière finale B de la journée. Ils ont terminé à la quatrième place.

Les championnats d’Europe U23 sont maintenant derrière les Bleus. Premier des trois rendez-vous continentaux qui seront les seuls à se tenir cette saison, ils ont démontré que, malgré les mesures barrière comme le masque, la distanciation physique, l’interdiction du contact entre équipages au podium… l’envie et le besoin de ramer passent au-dessus de toutes les contraintes.

Fabrice Petit

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