Aviron Sétois : “Nous ne sommes pas de nature à nous laisser abattre”

3 Avr 2020

 

Maxime Dalmon, président de l’Aviron Sétois, a répondu aux questions de Mag Aviron sur les réactions et actions du club face à la crise du Covid-19.

Maxime Dalmon (à gauche), président de l’Aviron Sétois. © Eric Marie-Médias Aviron

Mag Aviron : A l’annonce de l’arrêt des activités et du confinement, comment le club a-t-il géré la situation auprès de ses adhérents ? Avez-vous pris des dispositions particulières pour les compétiteurs ?
Maxime Dalmon : “Avec l’arrivée du virus sur le territoire, nous avions des discussions en interne du bureau pour savoir comment nous réagirions. Comme partout dans la société, il y avait tous les points de vue, les inquiets, les sereins, les patients et surtout les “on attend les consignes”. Le jeudi soir, dès l’annonce du Président de la République de la fermeture des écoles et d’une réduction de l’activité sociale, nous avons décidé de fermer l’accès du club aux pratiquants. A partir de là, tout laissait à penser que nous nous dirigions vers un durcissement de la situation. Avec le coach, nous avons décidé de distribuer la trentaine d’ergomètres dont nous disposions à tous les compétiteurs qui souhaitaient poursuivre leurs entraînements. Par contre, nous avons passé un contrat moral avec eux : “On prête un ergo, mais vous suivez le plan d’entraînement spécialement conçu pour la période et vous postez vos résultats sur le groupe Messenger dédié”. En fait, on essaie de poursuivre un triple objectif : créer de l’émulation à distance en animant un petit réseau interne, maintenir les compétiteurs entraînés et jouer le jeu du challenge des “Sète défis capitaux” comptant pour le classement des clubs indoor.

Comment avez-vous géré la situation avec les salariés ?
“Pour les trois salariés, les choses se sont faites plus progressivement. Au début, nous avions décidé de fermer l’accès aux pratiquants, mais de les maintenir dans l’emploi. Il n’y avait aucune prise de risque, car dans un local de 1000 m², nous pouvions facilement respecter les règles de distanciation et de protection exigées par les pouvoirs publics. C’était aussi l’occasion de réparer, ranger, réfléchir, formaliser des projets que nous n’avions jamais le temps de mener durant l’activité normale du club. Puis, dès la prise de parole du Premier ministre en début de semaine, nous nous sommes résolus à engager des démarches de chômage partiel.”

L’Aviron Sétois est sur des projets de long terme avec l’indoor, la mer… Quel va être l’impact de l’arrêt de l’activité sur la vie et le futur du club ?
“En effet, les projets du club à long terme sont multiples. Nous avons la mer et l’indoor, mais il y en a d’autres sur lesquels nous travaillons en profondeur et dont les effets se feront sentir dans quelques années. Je pense notamment à notre travail sur le développement de l’école d’aviron, avec le secteur scolaire et la formation des jeunes. Mais cette crise sanitaire n’a pas les mêmes répercussions en fonction des secteurs. Concernant l’indoor, la saison ira à son terme avec l’ambition de finir premier club français. Pour la mer, les choses seront plus compliquées. Le championnat de France de Saint-Nazaire n’aura pas lieu à la date prévue, sera-t-il annulé ou repoussé en septembre, nous verrons bien ce que la fédération va décider. Pour la section Avifit et aviron loisirs, les choses sont un peu plus compliquées à gérer. Nous avons proposé des séances de renforcement musculaire pour ceux que ça intéressait, mais dans l’ensemble c’est un arrêt complet. Nous espérons que cet arrêt d’activité et ce confinement vont générer un regain pour l’intérêt du sport dès que tout cela sera fini.”

Un quatre barré sétois lors des derniers championnats de France mer à Dieppe. ©Eric Marie-Médias Aviron

Comment envisagez-vous la suite ?
“Une chose est sûre, c’est que nous ne sommes pas de nature à nous laisser abattre. Lorsqu’on s’engage dans la gestion d’un club comme le nôtre, il ne faut pas baisser les bras à la moindre difficulté. Au contraire, il faut rester positif. Pour illustrer cet état d’esprit, j’aime beaucoup la devise de Winston Churchill : “Un pessimiste voit toujours la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté”. Donc pour répondre à votre question, oui nous pensons à l’après Covid-19. Nous réfléchissons à comment être innovants pour relancer l’activité et répondre aux attentes des gens après la crise. Quel type de pratique pour cet été ? Quelle offre pour nos jeunes ? Comment s’assurer qu’un maximum d’adhérents reviendra en septembre ? Quelle communication adopter ? On y travaille quotidiennement et on a déjà des pistes qui se profilent, mais pour l’instant, il nous manque encore un peu de visibilité pour arrêter des décisions.”

Propos recueillis par Cynthia Louradour

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