Beaux rendez-vous en perspective dimanche, et premières médailles françaises

21 Juin 2014

 

Ce sont les séries qui ont ouvert cette matinée sur les eaux savoyardes d’Aiguebelette pour les bateaux qui ont connu hier les fameuses courses préliminaires, testées par la FISA pour parer à d’éventuels problèmes sur des bassins comme Amsterdam. Premières sur les eaux, les courses du quatre sans barreur. Etaient engagés pour la France Edouard Jonville, Julien Montet, Matthieu Moinaux et Benoit Demey ; les tricolores affrontaient les Polonais, les Chinois, les Canadiens et les Britanniques qui avaient levé le pied vendredi. Ces derniers ont dominé la course de bout en bout, les Français terminant en 5e position et partant en repêchage à 13 h 56. Cinquième place également en repêchage pour le quatre français, qui courra en finale B demain.

Venaient ensuite les deux sans barreur poids léger avec dans la première série les tout jeunes pensionnaires de l’AUN Lyon Alexis Guérinot et Etienne Girerd. C’est vers les repêchages que leur résultat (5e en 7:05.59) les a orientés. Dans la seconde série couraient deux embarcations françaises. Clément Duret et Théophile Onfroy. Partis en deuxième place, c’est à l’enlevage que tout s’est joué : les Français parviennent à reprendre l’avantage sur la paire britannique et remportent la course en 6:36.77. Le second bateau français, emmené par Maxime Labarthe et Ludovic Seureau, a terminé 4e en 7:01.53. En repêchage, les Lyonnais ne parviendront pas à décrocher une place qualificative, ce que la paire Labarthe-Seureau concrétisera.
A 9 h 30, c’était au quatre de couple de Mickaël Marteau, Jean-Baptiste Macquet, Hugo Boucheron et Albéric Cormerais de s’élancer sur les eaux d’Aiguebelette. Dès le premier 1000, les Allemands ont tout de suite affiché la couleur, suivis des Canadiens. Seuls les deux premiers étant qualifiés, il ne servait alors à rien de griller des précieuses cartouches qui allaient être utiles l’après-midi en repêchage. Les Français ont terminé la course à la cinquième place en 6:35.94. Dernière chance pour les Français donc à 14 h 17, mais face à une concurrence très affutée, le bateau français a terminé 6e en 5:59.98. On le retrouvera en finale B demain.

Place au quatre sans barreur poids léger. Après une course préliminaire aux résultats peu parlants, certains équipages n’ayant pas joué le jeu de l’exercice, tout était ouvert en série, même si, de l’aveu d’Augustin Mouterde, le tirage a été favorable au premier bateau français. “On avait la Chine à prendre, commente Augustin Mouterde, c’était faisable ; on a fait la course à fond pour se détacher vite et on a fait ce qu’il fallait pour creuser l’écart”. La stratégie a payé, puisque Guillaume Raineau, Franck Solforosi, Thomas Baroukh et Augustin Mouterde ont remporté la course en 6:00.55, devant les Chinois (6:04.63). Dans la seconde série couraient Valentin Geneste, Morgan Maunoir, Thibault Colard et Sebastian Resendiz, mais aussi les bateaux danois, britanniques et néo-zélandais, très attendus dans la compétition. Les tricolores ont terminé à la cinquième place en 6:39.53, prenant le chemin des repêchages ; ils ont alors pris la troisième place en 6:09.19, derrière les Britanniques (6:01.27), les Chinois (6:04.26) et courront en finale B.
Le bateau roi français s’est élancé à 9 h 55 en série. Benjamin Chabanet, Sebastien Lenté, Benoit Brunet, Cedric Berrest, Matthieu Androdias, Germain Chardin, Benjamin Lang, Julien Despres (barreur : Benjamin Manceau), après un parcours à blanc la veille en raison d’une concurrence peu encline à se plier à la règle de la tête de rivière, mais qui leur avait permis de travailler et continuer à prendre quelques marques, a signé en série une course enlevée et pleine de combattivité. Mais c’est au repêchage que le bateau tricolore a remporté son ticket pour la finale A. En 5:48.36, ils arrivent quatrièmes, suffisant pour la qualification. “La consigne était de se qualifier sans griller trop de cartouches, explique leur entraîneur Yannick Schulte, ils ont déjà fait deux parcours bien poussés dont ce matin contre les Américains. Mais le bateau progresse : ils ont réussi à installer un système qui fonctionne bien sur la phase de propulsion”.
A 10 h l’épreuve du quatre sans barreur féminin comptait deux bateaux français : Justine Lecomte, Alice Mayne, Lucie Mathieu et Anne Jouy d’un côté Eléonore Dubuis, Pauline Bugnard, Noémie Kober et Chloé Poumailloux de l’autre. L’enjeu de la course était la détermination des lignes d’eau pour la finale A. Le premier bateau français termine troisième en 6:44.56 et le second à la cinquième place en 6:51.80.
Retour chez les poids légers avec les demi-finales du skiff, dans lesquelles couraient Alexandre Pilat et Damien Piqueras. Le premier, deuxième aux premiers 500, a peu à peu cédé du terrain à ses concurrents, terminant finalement en quatrième position en 7:05.99 et courra la finale B. Damien Piqueras, deuxième lui aussi aux premiers 500, a certes cédé une place aux 1500 à son concurrent bulgare, mais n’a rien lâché de plus : troisième en 7:04.23, la finale A l’attend demain.
Chez les femmes, Julie Maréchal aura fait quelques frayeurs au clan français. Partie quatrième, elle est peu à peu remontée en troisième position, place qu’elle conservera jusqu’à la fin. Avec 7:45.99, elle courra la finale A.
C’est en finale C du double poids léger que l’on retrouvait ce matin le Toulois Pierre Houin, associé au Lyonnais Eloi Debourdeau. Partis très fort, ils ont cédé du terrain au double chinois, puis au bateau néo-zélandais qui leur a ravi la première place ; ils ont tout de même obtenu la deuxième place de cette finale de classement en 6:28.96. “On est dans la norme pour un double PL de moins de 23 ans, commente Eloi Debourdeau, on est dans les clous ; le double poids léger, c’est la catégorie avec le plus de densité, on a loupé notre demi-finale pour cinquante-quatre centièmes”. Associés pour la saison internationale en équipe B, les deux rameurs se sont bien trouvés. “On est complémentaires, relève Pierre Houin, on a pas encore beaucoup de kilomètres ensemble, mais on a la même manière de faire”. Les deux jeunes hommes affichent déjà leurs ambitions pour la suite de la saison : “On est vice-champions tous les deux en moins de 23 ans à Linz, conclut Pierre, on vise le titre cette année”. Avec en ligne de mire Tokyo en 2020.
Finale C également ce matin pour le double féminin d’Elodie Ravera et Daphné Socha. Elles ont remporté la course contre les Irlandaises en 7:12.84.
Autre finale C pour Marie Jacquet. La Chalonnaise a terminé cinquième en 7:58.61.
Demi-finale du deux sans barreur féminin. Marie Le Nepvou et Mélanie Cornille n’ont rien pu faire contre trois bateaux canadiens, un américain et un irlandais. Elles ont terminé à la sixième place et courront la finale B.
En deux sans barreur masculin, le scénario fut différent pour Laurent Cadot et Valentin Onfroy. Les deux rameurs du pôle de Nancy ont tenu leur rang (troisième) jusqu’au bout et termine en 6:28.53 ; ils courront demain la finale A.
13 h 28, demi-finale du double poids léger avec Jérémie Azou et Stany Delayre. Le duo champion d’Europe et vainqueur de la dernière étape de coupe du monde à Lucerne en 2013 a montré sa domination même à la maison. Ils ont conclu une belle démonstration sur le lac d’Aiguebelette, terminant avec une belle longueur d’avance sur leurs concurrents en 6:13.05.
Thibaut Verhoeven avait rendez-vous lui à 15 h 06 pour la demi-finale du skiff hommes TC. Il courait, entre autres, contre le Canadien Julien Bahain. Si ce dernier a empoché sa sélection pour la finale A, ce n’est hélas pas le cas du Verdunois qui, arrivé en sixième place en 7:21.53, courra la finale B demain.
Autre demi-finale en skiff mais cette fois-ci chez les femmes pour Hélène Lefebvre. La rameuse de l’Encou, troisième au premier 500, a peu à peu décroché pour finir sixième en 7:44.20. Christine Gossé, chef du secteur féminin, affiche tout de même une relative satisfaction.”Hélène a fait de très belles courses hier, elle a pris un cran cette année”.

Premières médailles françaises avec les rameurs handi aviron

Les finales handi aviron ont en lieu en fin de journée et ont apporté leur lot de médailles pour la délégation française.
En TAMix2x, le duo Perle Bouge-Stéphane Tardieu a brillé et a empoché l’or en 4:01.34, devant les Néerlandais et les Polonais. Un seul regret pour les Français, ne pas avoir pu affronter les Australiens champions du monde.  “On avait fait une mauvaise performance en Italie, commente Stéphane Tardieu, on avait besoin de se retrouver”. C’est chose faite, après un stage de préparation à Bourges. “On ressent de nouvelles choses, ajoute Perle Bouge, et c’est un réel plaisir de ramer ici. Les Bénévoles sont vraiment super, et la ferveur du public nous a redonné du courage”. Après l’or en TAMix2x, c’est en LTAMix2x que les Français l’ont à nouveau récolté. Antoine Jesel et Guylaine Guesnon ont signé une belle performance, concluant leur parcours en 3:36.85. “C’est notre première compétition ensemble, relève Antoine Jesel, on a décidé de partir en double à la dernière minute mais on s’est bien trouvés. Si on doit cette médaille à quelqu’un, c’est à Hélène Gigleux qui pendant le stage a su trouver les mots pour qu’on ait le déclic”. Pour conclure la journée, c’est le bronze que le quatre barré LTA a ramené dnas l’escarcelle française. Le compteur de médailles du camp français a commencé à tourner ce soir.

Reprise des hostilités demain sur les eaux turquoises du lac d’Aiguebelette…

Fabrice Petit

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