Ça rame pas mal à Paris, ça rame aussi

27 Sep 2018

 

Le dimanche 16 septembre avait lieu la 33e Traversée de Paris et des Hauts-de-Seine. Cette randonnée de 28km a pour point de départ et d’arrivée le parc nautique de l’île de Monsieur sur la commune de Sèvres à l’ouest de Paris, là où sont implantés deux clubs franciliens : Val de Sèvres Nautique et surtout l’ACBB Aviron, le plus gros club de France.  Le parcours est donc une boucle qui mène les participants au cœur de la Capitale jusqu’à l’île Saint-Louis dont ils font le tour avant de revenir en longeant la rive droite.

Cette édition a, une fois de plus, remporté un franc succès avec 104 yolettes franciliennes, 39 yolettes venant de province et 51 yolettes de clubs étrangers, des Pays-Bas surtout (19 embarcations) mais aussi de Suisse, de Belgique, d’Allemagne, de Pologne, d’Angleterre, d’Irlande, d’Espagne, du Portugal et des USA.
La météo était parfaite et l’organisation bien rodée de la LIFA (Ligue d’Île-de-France Aviron) et du Comité départemental d’aviron des Hauts-de-Seine a fait l’objet de commentaires élogieux de la part des participants, toujours agréablement surpris de trouver à leur arrivée au ponton les jeunes bénévoles de l’ACBB, du CNF et de la SNBS pour les aider à porter leurs bateaux.
Le fait marquant cette année était la venue depuis Zurich du Stämpfli Express, un bateau de 41m de long armé en couple avec 24 rameurs et un barreur. C’est le plus long bateau d’aviron au monde, un modèle unique. Il est composé de 6 sections assemblées directement sur l’eau.  Les 5 points de jonction sont conçus pour qu’il y ait du jeu entre eux ; trop de rigidité fragiliserait la coque. Construit en 2001, il a été imaginé par Melchior Bürgin, directeur de la société Stämpfli et ancien rameur olympique qui a représenté la Suisse aux JO de 1964, 1968 et 1972. 
Au moment du départ le dimanche à l’aube, c’est lui qui était à la barre et on comprend aisément qu’il ne veuille la confier à personne d’autre : il faut une certaine expérience pour anticiper le comportement d’un tel bateau, un demi-tour nécessite un minimum de 50m de large et la manoeuvre la plus efficace et la moins contraignante pour la coque consiste à faire nager les quatre rameurs qui sont à l’avant, et dénager les quatre rameurs qui sont à l’arrière.
Certains rameurs compétiteurs de l’ACBB ont eu le privilège de compléter le bateau comme Yvan Deslavière qui avait pris la nage. Une expérience unique pour eux : habitués à ramer sur le bassin de Boulogne-Billancourt sans jamais dépasser le pont du périphérique, puisqu’il est interdit de ramer dans Paris le reste de l’année, ils ont pu jouer les touristes et faire un arrêt photo devant la Tour Eiffel. 

Valérie Delafosse/ACBB Aviron

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