Deuxième journée de séries pour les tricolores

25 Août 2014

 

Thomas Baroukh et Augustin Mouterde Deuxième journée sur le Bosbaan, où la couverture nuageuse cachant le soleil atténue encore davantage la chaleur, faisant penser que ces championnats sont organisés en plein cœur de l’automne.

Ce matin, ce sont les séries handi-aviron qui ont animé le bassin d’Amsterdam. Les premiers à ouvrir le bal, Perle Bouge et Stéphane Tardieu en double mixte tronc bras, l’ont fait avec la manière en remportant la course en 4:16.50, près de huit secondes devant le bateau ukrainien qui a terminé deuxième, se qualifiant ainsi directement pour la finale de jeudi à 18 h 15. “Ils ont fait le boulot, commente Michel Colard, responsable du secteur handi, ils sont prêts à se battre en finale contre le bateau australien et à prendre leur revanche”.

Pour le double mixte jambes tronc bras d’Antoine Jesel et Guylaine Marchand, il faudra attendre les repêchages de demain à 14 h. Ce matin, ils ont terminé deuxièmes derrière les Australiens en 3:42.05. “Ils ont fait un bon parcours, note Michel Colard, c’est un bateau nouveau avec une “petite jeune” (Guylaine Marchand) qui est dans l’équipe depuis un an seulement, ils ont été surpris en début de course par les bateaux australien et italien qui sont nouveaux”.

Même scénario pour le quatre barré jambes tronc bras de Céline Aubert, Anne-Laure Frappart, Fabien Saint-Lannes et Guillaume Lemire (barré par Lise Joubert). A l’issue d’une course très relevée, les Français terminent à la troisième place de leur série en 3:49.94. “Ils sont partis à côté de leur course et l’ont subie, commente le responsable du secteur, mais c’est un bateau tout neuf issu de la saison. Ils affrontent les trois médaillés de l’année dernière. Il faut qu’ils se libèrent de la pression de la compétition”.

L’après-midi a débuté par la course du deux barré. Julien Montet, Cédric Mousnier et leur barreur Thibaut Hacot ont terminé à la sixième place en 7:31.08, dans une course dominée très largement par les Britanniques, suivis par les Italiens.

Le deux sans barreur poids léger a immédiatement suivi dans le planning, avec dans la première série Thomas Baroukh et Augustin Mouterde. Les deux Français ont survolé la course, qu’ils ont remportée en 6:52.98. De retour dans cette embarcation depuis le début du stage terminal, les deux rameurs n’avaient pas ramé en paire depuis Cazaubon. “On s’y est fait rapidement, commente Thomas Baroukh, on a encore des choses à améliorer, mais on a retrouvé nos marques et on progresse”. Pas d’inquiétude, même si les résultats déroutent un peu dans l’analyse de la concurrence. “On attendait certains équipages, comme les Suisses, qui ne sont pas au rendez-vous, ajoute Thomas Baroukh, les écarts entre les bateaux sont incompréhensibles”. Augustin Mouterde confirme les sensations de Thomas Baroukh sur ce retour en deux sans barreur. “On a bien travaillé pendant le stage terminal, on a fait une bonne course, en appuyant notre geste, mais on reste prudents, on ne sait jamais ce qui peut se passer, surtout sur ce bassin”.

Dans le quatre sans barreur poids légers, il faut donc désormais compter avec Théophile Onfroy et Clément Duret, aux côtés de Franck Solforosi et Guillaume Raineau. “Un subtil mélange de générations”, comme le soulignait Jérôme Déchamp, chef du secteur poids légers et entraîneur du bateau. Partis très fort, en tête aux premiers 500, les Danois ont néanmoins vite repris leurs droits sur la catégorie et remporté la course, devant les Français qui achèvent le parcours en 6:10.51, à deux secondes des vainqueurs. “En faisant ces changements dans le bateau, explique Jérôme Déchamp, on mélange ainsi l’expérience à la fougue de Théophile Onfroy et Clément Duret qui viennent justement chercher cette expérience”. L’entraîneur aurait d’ailleurs bien vu son bateau battre les Danois. Une envie partagée par Franck Solforosi. “On est bien partis, ajoute le Lyonnais, on a fait notre course mais sans aller dans le dur. On n’a que trente jours ensemble mais c’est très prometteur”.

Suite des courses avec le quatre sans barreur féminin. Alice Mayne, Hélène Lefebvre, Noémie Kober et Marie Le Nepvou n’ont rien pu faire contre un équipage néo-zélandais largement en tête de la course, mais ont gagné leur ticket pour la finale en terminant à la deuxième place en 7:01.16. Les Françaises posent ainsi leurs jalons sur la catégorie, confirmant que Lucerne, ce n’était pas seulement le hasard mais bien l’envie de gagner et de faire le meilleur résultat possible, comme l’avait noté en juillet Hélène Lefebvre. “Les filles ont bien ramé techniquement, commente Christine Gossé, chef du secteur féminin, c’est un des bateaux les plus achevés de ce point de vue, elles sont restées bien en ligne après un bon départ, sans se déstructurer”. L’intérêt de la qualification est double, puisqu’il évitera à l’équipage du quatre sans barreur une course supplémentaire dans une semaine bien chargée, les filles doublant en huit demain en série.

Fin de cette journée de séries pour les Français avec le huit masculin. La concurrence est là : les Allemands et les Britanniques, en patrons de la catégorie, ont d’entrée affiché leurs prétentions sur le titre mondial. Mais les Français ne se sont pas laissés impressionner. Titillant les Britanniques tout au long de la course, ils ont largement démontré qu’il y avait de quoi grappiller dans la hiérarchie mondiale. Dorian Mortelette, Germain Chardin, Matthieu Androdias, Cédric Berrest, Benoît Brunet, Julien Despres, Benjamin Lang, Sébastien Lenté et leur barreur Benjamin Manceau ont réalisé une course pleine et ont terminé à la troisième place, seulement une seconde derrière les Anglais eux aussi en repêchage mercredi en fin d’après-midi. “C’est pas trop mal pour une première course, commente Benoît Brunet, on doit encore progresser et continuer à être exigeant”. L’entraîneur du huit, Yannick Schulte, voit dans cette série une entrée en matière, pour un bateau qui se confronte pour la première fois dans cette composition à la concurrence internationale.

Demain débutent les repêchages avec le deux sans barreur féminin, le quatre sans barreur masculin, le quatre de couple et, pour le secteur handi, le double mixte jambes tronc bras et le quatre barré jambes tronc bras.
Le huit féminin fera également son entrée dans la compétition.

Fabrice Petit

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