Jean-Christophe Rolland : “L’aviron doit évoluer”

28 Août 2014

 

Le Français Jean-Christophe Rolland a été élu à la présidence de la FISA le 2 septembre 2013 lors du congrès de Chungju (Corée du Nord), fonction qu’il occupe pleinement depuis le 12 juillet dernier. Sa préoccupation première : conserver à l’aviron sa place dans le mouvement olympique.

C’est pour un ticket Oswald-Rolland que l’aviron mondial s’est largement prononcé en 2013, le premier devant céder sa place au second le temps d’assurer une passation de pouvoirs dans les meilleures conditions. “La période a été très fructueuse, note Jean-Christophe Rolland, l’objectif était de faire une transition en douceur entre Denis Oswald et moi, afin d’être introduit dans les hautes sphères du sport international avec les meilleurs atouts, de transmettre l’information. Quant à la date de Lucerne, elle n’a pas été choisie au hasard : le but était de rendre hommage à Denis Oswald, chez lui, en Suisse et à son implication à la tête de notre fédération pendant 24 ans”. Président de la FISA : un rôle que le Français a assumé depuis le 2 septembre 2013, sans en avoir la responsabilité légale : “Le 12 juillet 2014, rien n’a vraiment changé, pendant près d’un an j’ai fait comme si”. Ce qui a changé toutefois, c’est sa situation professionnelle. Désormais installé en Suisse, il est rattaché à la direction internationale helvétique d’EDF. “Il me fallait de la flexibilité et de la proximité afin de pouvoir répondre aux exigences de la fonction”.

Etre président de la FISA n’est en effet pas une tâche de tout repos. “Je passe tous les jours au siège de la FISA. Il faut prioriser mais être a minima dans un certain nombres de dossiers importants”. Et cela, ce n’est que le quotidien. Se rajoutent bien entendu le calendrier des compétitions, mais aussi celui du sport international avec les réunions du Comité international olympique, les forums des fédérations sportives, les colloques… “Les décisions se prennent dans ces moments-là, poursuit-il, il est important d’être toujours présent, de construire aujourd’hui les réseaux pour être reconnu et pouvoir assurer demain la défense de notre sport. Je m’attache à ce que l’on soit le moins isolé possible”.

Défendre l’aviron ? A quel niveau ? Au niveau olympique bien sûr. Tout le monde se rappelle qu’en 2013, la lutte avait bien failli disparaître du programme des JO, avant d’être rattrapée de justesse par le CIO. Une telle mésaventure pourrait-elle arriver à l’aviron ? Cette éventualité, Jean-Christophe Rolland est bien décidé à l’éviter, mais il souhaite éveiller les consciences des présidents de fédérations nationales. “Mon travail m’a appris que le plus gros risque, c’est de penser qu’il n’y a pas de risque. Se baser sur notre histoire et nos valeurs, qui sont certes respectées dans le mouvement olympique, ne suffit plus ; c’est ce qui a failli arriver à la lutte. L’aviron doit évoluer”. Après les jeux olympiques de Londres, l’aviron, comme beaucoup de sports, a été évalué selon différents critères. Ses points faibles sont principalement l’universalité et l’égalité hommes-femmes. Sur le premier point, c’est par un développement de toutes les pratiques comme l’aviron indoor, l’aviron de mer… que la FISA doit pouvoir toucher davantage de personnes à travers le globe. “Nous sommes passés en 15 ans de soixante à cent quarante deux fédérations affiliées, il faut augmenter ce nombre, notamment en Océanie et dans les Caraïbes où l’on pourrait passer, par exemple, par l’aviron de mer”. Quant à l’égalité hommes-femmes, c’est sur le terrain que le travail va devoir se faire. “Notre sport est accessible aussi bien aux hommes qu’aux femmes ; certes, certains clubs n’ouvrent leurs portes aux femmes que depuis peu, mais il n’y a maintenant aucun obstacle au développement de l’aviron féminin”.

L’attractivité de l’aviron, tant au point de vue des athlètes, des partenaires, des médias, du public, c’est le maître mot de Jean-Christophe Rolland depuis sa campagne pour son élection en 2013, un mot qu’il compte bien mettre au cœur de sa présidence.

Retour plus en détails dans le prochain numéro de Mag Aviron, à paraître fin octobre 2014.

Fabrice Petit

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