L’or pour Jérémie Azou et Stany Delayre

12 Juil 2015

 

Une seule médaille s’est inscrite au compteur des Français à Lucerne pour la dernière étape de coupe du monde. Mais elle a une saveur particulière : c’est la quatrième consécutive pour le duo Azou / Delayre qui empochent par la même occasion leur deuxième coupe du monde.

Premières à prendre le départ des finales B ce matin, Marie Le Nepvou et Noémie Kober en deux sans barreur. La paire française a terminé la course à la deuxième place en 7:22.64, moins d’une seconde derrière les Australiennes.

Vint ensuite le tour de Germain Chardin et Dorian Mortelette en deux sans barreur. Les deux pensionnaires du pôle France de Nancy sont partis fort, prenant la tête de la course et ne la lâchant plus, terminant premiers en 6:35.04.

Le quatre sans barreur d’Edouard Jonville, Benoît Demey, Matthieu Moinaux et Julien Despres, trosiième au premier 500, a peu à peu cédé du terrain à ses concurrents pour terminer à la cinquième place en 6:03.21.

Arrivée serrée pour le quatre de couple masculin, avec Benjamin Chabanet, Julien Montet, Mickaël Marteau et Albéric cormerais, qui a terminé à la troisième place en 5:52.88.

En deux de couple masculin, Hugo Boucheron et Matthieu Androdias pointaient à la première place au 1 000, mais n’ont pas pu résister aux assauts des bateaux serbe et norvégien, terminant à la troisième place en 6:21.53.

Le huit français courait contre les Italiens ce matin. Sébastien Lenté, Valentin Onfroy, Cédric Berrest, Benoît Brunet, Jean-Baptiste Macquet, Thibaut Verhoeven, Benjamin Lang, Laurent Cadot et leur barreur Emmanuel Bunoz ont terminés premiers en 5:36.71.

Première finale A à 10 h 33 pour le deux de couple poids léger. Stany Delayre et Jérémie Azou avaient affaire à la plus grosse concurrence de la saison. Tout le monde est là : les Norvégiens, les Sud-Africains, les Italiens, les Britanniques… Le duo tricolore, parti fort comme à son habitude, doit faire face aux attaques de ses rivaux. “C’était difficile de poser notre geste sereinement, commente Stany Delayre, on était tout le temps sur le qui-vive”. Ils la voulaient cette quatrième victoire d’affilée à Lucerne, cette deuxième coupe du monde à ajouter à leur palmarès, et ils l’ont fait. En 6:12.95, le bateau tricolore franchit la ligne d’arrivée en première position, suivi des rivaux sud-africain et norvégien. “Lucerne c’est notre jardin, poursuit Stany Delayre, on s’amuse à gagner des courses, mais il faut en profiter, ça peut vite tourner. Derrière on voit qu’il y a du monde, et on peut être tellement proches d’accidents, de coups du sort”. Comme pour exorciser une quelconque ombre qui pourrait vouloir s’inviter dans le tableau parfait dessiné par ce bateau sur la route des JO de Rio. Le duo, visiblement éprouvé à l’issue de la course, a affronté ses plus sérieux adversaires. “Le week-end a été difficile, ajoute Jérémie Azou, c’est en faisant des courses comme celle-ci que l’on se rend compte de nos limites, qu’on apprend à les dépasser”. Le stage terminal approche avec de grosses charges de travail en prévision.

Peu avant midi, le quatre sans barreur poids léger a pris le départ de sa grande finale. Franck Solforosi, Thomas Baroukh, Guillaume Raineau et Thibault Colard affrontaient la crème de la discipline : les bateaux danois, néo-zélandais, suisse, néerlandais et italien. La catégorie olympique est une des plus denses des rendez-vous mondiaux. Les tricolores ont réalisé une belle entame de course, mais ont vite été l’objet d’assauts des autres embarcations. Cinquièmes au terme du troisième 500, ils ont réussi à remonter à la quatrième place, terminant leur parcours en 5:58.80, à un peu plus d’une seconde du podium, mais moins de quatre secondes de l’or.

Dernière finale A de la journée, celle du deux de couple féminin avec Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino. Une qualification qui pouvait en surprendre plus d’un, mais dont on connaissait le niveau et la détermination. Parties très fort, les deux rameuses françaises pointaient à la première position au premier 500, avant de se faire dépasser progressivement par leurs concurrentes. Elles ont terminé à la sixième place en 7:03.10.

Patrick Ranvier est revenu sur la prestation de l’équipe de France ce week-end à Lucerne. “Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas eu un bilan aussi mauvais, avec un seul bateau toute catégorie en finale A, féminin, ce qui est une rareté”. La contre-performance du groupe hommes toute catégorie ne s’explique pas complètement pour le directeur technique national. “Lucerne n’a jamais été un objectif sportif en tant que tel, les équipages sont arrivés avec de grosses charges de travail, certains étaient assez émoussés, hormis le double féminin et le double poids léger, ce dernier a un niveau de maîtrise qui lui permet de moins marquer le pas”. A Lucerne, avoir un huit septième, un double et un quatre de couple neuvièmes, un quatre sans barreur onzième, une performance dont le DTN se serait bien passée. “On n’est pas en mesure ou en capacité de tout changer avant Aiguebelette. Sur le huit, on a des signes positifs à l’entraînement, mais pas de concrétisation en course”. Une réunion a eu lieu le samedi en fin de journée avec l’ensemble des encadrants du groupe HTC. Patrick Ranvier les a appelés à davantage d’entraide et de travail en commun, l’affect quand on s’occupe d’un seul bateau pouvant “brouiller le paysage”. Le huit est un chantier long : “Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi long et aussi difficile, poursuit le DTN, aujourd’hui on a un vrai groupe, soudé, performant sur le plan humain”. Plus question non plus de puiser dans le quatre sans barreur pour pallier à d’éventuels problèmes dans le bateau amiral (blessures…). “Nous avons un enjeu de qualification de la coque sur ce bateau”. Jean-Baptiste Macquet, apte à assurer aussi bien en couple qu’en pointe, est donc le candidat tout désigné à potentiellement remplacer au pied levé un de ses collègues.

Fabrice Petit

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