Lucerne 2017: entrée en matière positive pour la flotte tricolore

7 Juil 2017

 

Alors que la France a son regard tourné vers Libourne en ce grand week-end de championnat, l’équipe de France, quelques jours seulement après les régates royales d’Henley, a porté ses ambitions vers le Rotsee. La régate de Lucerne marque le dernier grand rendez-vous international avant les championnats du monde de Sarasota, fin septembre. En attestent le niveau et la densité folle auxquels la flotte tricolore doit faire face. Crédit photo: Daniel Blin L’armada tricolore, face à une densité et à un niveau encore inédit cette année aura su tirer son épingle du jeu pour placer de nombreux équipages en demi-finales.

Crédit photo: Daniel Blin Crédit photo: François Bourquin

Belle entrée en matière pour les frères Onfroy, quelques jours à peine après leur incroyable victoire sur les mastodontes australiens Dunkley-Smith et Booth (vice-champions olympiques en quatre sans barreur). Le duo verdunois se sera adjugé la deuxième place derrière un détonnant duo néozélandais : James Hunter (issu du LM4-) et Thomas Murray (issu du M8+) qui ont créé la sensation. Il est vrai que si la catégorie avait pu sembler plus ouverte suite au départ du duo légendaire (et invaincu) néozélandais Hamish Bond/Eric Murray, cette pensée aura vite été dissipée par le retour en fanfare de Valent et Martin Sinkovic, champions olympiques en deux de couple à Rio (et vice-champions olympiques à Londres en quatre de couple), qui semblent vouloir assurer leur main-mise sur cette catégorie. 
Les frangins verdunois, quelque peu émoussés par l’enchaînement des compétitions, ont été certes « un peu surpris par les néozélandais ». Valentin nous explique qu’ils « réalisent un bon premier 1500m », mais « ont péché sur les 500 derniers ». Théophile nous explique que le duo a assuré l’essentiel sur la série, et qu’ils vont monter en puissance au cours du week-end. Il le faudra, notamment en demi-finale face aux croates et aux expérimentés canadiens (William Crothers est vice-champion olympique en huit à Londres). Les deux frères assurent avoir un « meilleur aperçu de la hiérarchie internationale ». Nul doute qu’ils comptent continuer à la bousculer et à la malmener, à coup de V rouge.
Thibault Colard et Thomas Baroukh, eux malmenés lors de leur série face aux frères croates, auront assuré la qualification en demi avec brio lors de leur repêchage. On retrouvera ces deux équipages en demi finales demain. ​Crédit photo: Daniel Blin

Crédit photo: Daniel Blin Crédit photo: Daniel Blin

Les quatre fantastiques ont fait forte impression sur le “lac des dieux”! Confrontation franco-française à distance ce matin, qui va prendre toute son ampleur samedi, alors que les quatre comparses, accessoirement les quatre meilleures coupleuses tricolores vont se battre pour rentrer en finale. 5e des championnats d’Europe en quatre de couple, le choix a été fait de les confronter en deux de couple pour l’occasion. Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino, reformant pour l’occasion leur duo olympique, prennent la première place de leur série, réaffirmant leur suprématie sur le duo américain (O’Leary/Tomek), 6e des derniers Jeux. De leur côté Noémie Kober et Marie le Nepvou (2e de leur série), qui nous ont plus habitués à s’aligner en deux sans barreur, exécutent une course solide face à la nouvelle paire australienne (Aldersey/Edmunds). Elles auront fort à faire face aux paires grecques, lituaniennes, et néerlandaises.  Crédit photo: Daniel Blin Orpheline de sa coéquipière de double Claire Bové, c’est seule que Laura Tarantola livre bataille sur les eaux du Rotsee. Dans une catégorie où le niveau est très relevé. La jeune rameuse aura eu fort à faire en série contre la sud-africaine Kirsten McCann, finaliste en double aux derniers Jeux Olympiques et médaillée aux championnats du monde d’Aiguebelette en 2015, ainsi que contre la suissesse, régulièrement médaillée en 2017. Une 3e place synonyme de repêchage pour la jeune rameuse dont Olivier Pons nous rappelle que c’est la « 1ere grosse régate internationale en skiff » et qui effectue « un bon parcours face à de grosses concurrentes ». Laura Tarantola, qui a dû relever le défi du changement d’embarcation, aura « essayé de tenir le plus longtemps possible », puis « coupé aux derniers 500 pour garder du jus ». Olivier Pons estimait ce matin que Laura Tarantola allait « aller de plus en plus vite » au fur et à mesure des courses, chose qu’elle confirma l’après-midi même en écrasant la concurrence lors de son repêchage et en s’offrant une brillante qualification pour les demi-finales. Elle y retrouvera notamment la sudafricaine. Crédit photo: Daniel Blin La paire Claire Chanut et Léa Duret, finaliste aux championnats d’Europe, sera contrainte d’effectuer un détour par les repêchages pour obtenir son ticket en demi-finales, ayant terminé 4e de sa série, derrière notamment l’équipage le plus rapide de l’histoire (les néo-zélandaises Prendergast/Gowler) et un bateau américain expérimenté (Kalmoe, Eisser). Excusez du peu! 
Crédit photo: Daniel Blin 4e des championnats d’Europe et lors de la dernière étape de Coupe du Monde à Poznan, le quatuor français composé d’Edouard Jonville, Julien Montet, Benoît Brunet et Benoît Demey, réalisent une entrée en matière très positive, après une performance mitigée à Henley, en s’adjugeant la 2e place de leur série derrière l’équipage transalpin champion d’Europe en titre et médaillé aux Jeux Olympiques de Rio. Direction les demi-finales pour cet équipage en constante progression, qui y retrouvera les britanniques, les sudafricains ainsi que les russes.
Crédit photo: Daniel Blin Passage en demi-finale assuré pour les golden boys Pierre Houin et Jérémie Azou. Champion Olympique en titre de la catégorie, et invaincu depuis sa formation en 2016, le duo n’aura laissé aucun doute dans l’esprit de ses concurrents. Chahuté par un fougueux équipage russe pendant 1000m, l’équipage français fit la différence sur la deuxième moitié du parcours et s’adjugea une victoire nette. La paire retrouvera en demi-finale notamment les grecs, de solides polonais ainsi que les belges. Crédit photo: Daniel Blin Entame de compétition compliquée pour le très jeune quatre sans barreur féminin composé de Flavie Bahuaud, Alice Mayne, Adèle Brosse et Pauline Bugnard, confrontées d’entrée de jeu à de grosses nations telles que l’Australie (1eres à Poznan), le Canada et la Grande Bretagne. Une 5e et dernière place à relativiser pour un bateau en pleine construction (récemment intégré dans le programme olympique), et dont « c’est le premier parcours sur 2000m » nous rappelle Olivier Pons. Direction les repêchages pour ce bateau, qui devra sortir une embarcation concurrente pour se frayer une place en finale (5 bateaux pour 4 places). Crédit photo: Daniel Blin Le retour des LXMEN! Emmenés d’une main de maître par le très expérimenté Stany Delayre,  Maxime Demontfaucon, Damien Piqueras et François Teroin auront fermé la porte de la qualification directe aux équipages norvégiens, australiens et allemands en s’imposant avec la manière dans leur série du LM4x. Une série au goût de « revanche » sur l’embarcation allemande, victorieuse des français aux championnats du monde de Rotterdam en août dernier, rappelle ainsi Maxime Demontfaucon. Une expérience à la nage très concluante pour le patron, Stany Delayre, qui nous rappelle que se dernière expérience internationale en quatre de couple remonte à 2010, quand, à Karapiro, il avait rapporté l’argent avec Frédéric Dufour. Gageons que l’expérience engrangée depuis permettra à ce bel équipage de franchir une marche supplémentaire demain en grande finale! 

Crédit photo: Daniel Blin Crédit photo: Daniel Blin

Hugo Boucheron, Matthieu Androdias, Thibaut Verhoeven et Mickael Marteau impressionnants en série du quatre de couple, s’adjugent la deuxième place après avoir mené leur course pendant plus de 1000m. Le quatuor doit s’incliner face aux champions d’Europe lituaniens, et retrouvera les italiens, les néerlandais ainsi que les estoniens en repêchage. Crédit photo: Daniel Blin A noter la 5e place de Vincent Faucheux et Guillaume Raineau en série du LM2-, course sans enjeux à part celui de l’attribution des lignes d’eau pour la finale de samedi.  Le programme des Français pour Samedi 8 juillet
• 9h30 : Repêchage du W4-
• 9h35 : 1/2 finale du LW1x
• 13h37 : 1/2 finale du M2- (Baroukh/Colard)
• 13h44 : 1/2 finale du M2- (Onfroy/Onfroy)
• 13h58 : 1/2 finale des W2x (Le Nepvou/Kober ; Ravera/Lefebvre)
• 14h26 : 1/2 finale du M4-
• 15h19 : 1/2 finale du LM2x
• 15h40 : Repêchage du M4x
• 16h51 : Finale A du LM2-
• 17h03 : Finale A du LM4x

Stay Tuned! François Bourquin 

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