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Poznan 2020 : un bilan en demi-teinte

11 Oct 2020

 

Les eaux du lac Malta n’auront jamais été véritablement très favorables aux équipages français. Elles ne l’ont pas été davantage ce week-end, avec seulement trois médailles dans l’escarcelle des tricolores à l’issue de cette ultime journée des championnats d’Europe.

Nathalie Benoit savoure sa médaille d’or. © Mag Aviron

Les championnats d’Europe Elite sont maintenant terminés. Quatorze bateaux portaient les couleurs françaises à Poznan ; six sont entrés en finales A, six ont terminé en finales B, un en finale C. Un autre n’a pas pu terminer la compétition pour des raisons médicales. Le compteur des tricolores n’a pas dépassé les trois médailles, dont une en or en catégorie paralympique. La journée qui s’est pourtant déroulée sous le soleil n’est pas forcément des plus radieuses même si, au-delà des résultats bruts, certaines embarcations ont affiché une progression incontestable.

Nathalie Benoit croque l’or à pleines dents

Depuis son retour à l’aviron, elle monte sur les podiums. Elle n’allait pas déroger à la règle à Poznan. Pour cette finale du skiff PR1, Nathalie Benoît et l’encadrement avaient décidé de changer la stratégie de course. “On a décidé de faire un départ plus long, commente-t-elle, j’avais des doutes sur mes capacités à le faire”. Elle n’avait pas besoin de s’en faire. Elle a dominé le parcours de bout en bout et s’est offert l’or sur le lac Malta. “La stratégie a payé”, lance-t-elle, heureuse avant de rejoindre le podium et d’écouter la Marseillaise retentir en Pologne.

Deux belles médailles de bronze

Guylaine Marchand, Margot Boulet, Rémy Taranto et Antoine Jesel et leur barreur Robin Le Barreau reconnaissent que le départ n’est pas leur point fort, ils l’ont confirmé ce matin en finale A du quatre barré mixte PR3. “On part très mal, lance Antoine Jesel, on n’a pas pu respecter les consignes. On s’est focalisé sur notre force, le 1 000 du milieu”. Et le bateau français a entamé sa remontée dans une course relevée, pour finalement décrocher le bronze au détriment des Russes. Margot Boulet réalise, ainsi avec ses coéquipiers aguerris à la discipline, sa première médaille en aviron.

Guylaine Marchand, Margot Boulet, Rémy Taranto et Antoine Jesel (barreur : Robin Le Barreau) médaillés de bronze. © Mag Aviron

Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino auraient préféré passer autour de leur cou une autre médaille, mais elles ont su remonter leur retard pour décrocher le bronze européen. “On a essuyé un vent de travers, explique Hélène Lefebvre, on a été un peu chahutées, et pourtant les conditions étaient meilleures que vendredi. Mais on ne va pas cracher sur cette médaille”. Il faut dire que c’est parti très fort dans cette finale A du deux de couple féminin. “J’avais les Italiennes dans le coin de l’œil, il fallait les décaler d’entrée de jeu. Il manquait un petit truc pour que ce soit un feu d’artifice”. Mais l’ensemble du clan français est heureux de pouvoir ajouter une troisième médaille au compteur.

Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino médaillées de bronze. © Mag Aviron

Les autres Français en finales A

Perle Bouge et Christophe Lavigne n’ont pas réussi à résister aux attaques de leurs poursuivants polonais, qui leur ont ravi la troisième place, laissant les tricolores passer la ligne d’arrivée en quatrième position dans cette finale A du deux de couple mixte PR2.

La marche était haute pour le quatre sans barreur français dans cette finale A, avec des concurrents plus que sérieux en course. Benoît Demey, Benoît Brunet, Thibaut Verhoeven et Dorian Mortelette n’ont pu dépasser le bateau allemand qu’en fin de parcours, et décrochent la cinquième place à Poznan.

L’arrivée de la finale A du deux de couple poids léger féminin parle d’elle-même : le niveau international devient de plus en plus dense, et Laura Tarantola et Claire Bové ont pu s’en rendre compte. Après un faux départ, la course a pu s’élancer et, si les Français ont passé les 500 premiers mètres en tête, elles ont ensuite été mises à rude épreuve par leurs concurrentes. Elles ont finalement passé la ligne d’arrivée à la cinquième place.

Les finales B des tricolores

En finale B du deux sans barreur masculin, Valentin et Théophile Onfroy pointaient à la troisième place après 500 mètres de course, mais ils ont concédé du terrain à leurs adversaires pour finir à la cinquième place.

Superbe finish pour Maya Cornut, Anne-Sophie Marzin, Adèle Brosse et Emma Cornelis qui ont su reprendre l’avantage sur leurs adversaires et terminer à la deuxième place de la finale B du quatre sans barreur féminin.

En finale B du skiff PL, Thibault Colard a passé la ligne d’arrivée à la quatrième place.

Pierre Houin et Hugo Beurey ont repris l’avantage sur les leaders de la finale B du deux de couple poids léger, pour la remporter devant les Danois et les Néerlandais.

Emma Lunatti n’aura pas réussi à tenir le train imposé par ses concurrentes en finale B du kiff féminin et a fini à la cinquième place.

Très beau parcours que celui de Julie Voirin, Camille Juillet, Violaine Aernoudts et Margaux Bailleul ce matin en finale B du quatre de couple féminin. Les tricolores ont repris l’avantage sur les Russes en fin de course et l’ont remportée. Belle conclusion pour ce bateau encore en construction.

“Sur le simple plan comptable, on n’y est pas”. C’est ainsi que le directeur technique national Patrick Ranvier analyse de manière brute les performances françaises à Poznan. Tout en nuançant ses propos concernant certaines embarcations comme le quatre sans barreur masculin qui a fait une belle course et présente “des perspectives concrètes”. La prestation en finale B des deux quatre (pointe et couple) féminins a également attiré l’attention du DTN. “Ils ont fait de belles finales B, se battant avec la manière. C’est encourageant pour la suite, on est sur la bonne voie”. Il a salué également les performances des bateaux médaillés, soulignant que le deux de couple féminin et le quatre barré PR3 “nous ont fait peur”. S’il reconnaît qu’il y a un signal positif du côté du deux de couple PL masculin, il est plus réservé pour le deux sans barreur : “On ne les voyait pas là, ils ne se voyaient pas là non plus certainement, il va falloir réagir, franchir un cap et retrouver ce qui a marché par le passé”.

Fabrice Petit

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