Premières médailles françaises

28 Août 2014

 

La matinée a démarré pour les tricolores par les demi-finales C/D du skiff poids léger pour Damien Piqueras. Le Français a terminé en deuxième position, synonyme de finale C demain matin à 10 h 40.

Epreuve suivante, celle du skiff TC avec Benjamin Chabanet qui, en terminant quatrième en 7:24.02, achèvera son parcours en finale D samedi matin à 9 h 44.

Première finale de classement pour les tricolores, celle du deux sans barreur féminin avec Justine Lecomte et Anne Jouy. Sursaut d’orgueil, volonté de ne pas terminer dernière de la compétition, les deux Françaises ont dépassé le bateau italien dans la dernière partie de la course et ont terminé deuxième en 7:35.20, se classant ainsi au quatorzième rang mondial. “C’était important pour nous de ne pas finir dernières, commente Anne Jouy, de faire une course pleine”. Pour leur entraîneur François Meurillon, c’était la manière qui importait le plus : “On savait qu’elles ne pouvaient pas prétendre à beaucoup plus, les championnats du monde c’est l’apogée de la saison ; elles ont subi les courses précédentes, là elles ont eu un sursaut d’orgueil”. A Lucerne, la fatigue avait primé sur leurs capacités à sortir de bonnes courses. Avant d’arriver en stage terminal, les deux Lorraines ont pris du repos et ont ensuite travaillé les aspects techniques. Les deux rameuses, qui s’étaient perdues dans les séries et repêchages, avaient travaillé l’une contre l’autre et ont réussi à s’employer ensemble lors de cette finale C.
Le vent soufflait sur le Bosbaan pour la reprise des courses après la pause. L’après-midi a débuté avec la demi-finale du deux sans barreur poids léger. Malgré un faux départ de leur fait, Augustin Mouterde et Thomas Baroukh ne se sont pas laissés déconcentrer et ont réalisé une belle entame de course, prenant le commandement, qu’ils ont réussi à conserver jusqu’au 1 000, avant de céder aux attaques de la paire suisse. Le bateau australien a commencé lui aussi à montrer quelque velléité à vouloir gagner du terrain au détriment des tricolores, qui sont néanmoins parvenus à contenir leur remontée. Ils ont gagné leur ticket pour la finale A de l’épreuve en terminant deuxièmes en 6:41.22, à moins d’une longueur des Helvètes. “Il nous reste des problèmes à régler, commente Thomas Baroukh, on a eu du mal à s’installer”. Et de rajouter les problèmes du bassin, avec les surprises qu’il a pu provoquer sur certains résultats… Même constat du côté d’Augustin Mouterde, qui n’oublie pas que tout est remis à zéro pour les finales.
Venait ensuite, toujours chez les poids légers, le deux de couple de Stany Delayre et Jérémie Azou. Nouvelle attaque contre eux, mais cette fois-ci de la part des Suisses, qui ne les ont pas lâchés. Mais il en fallait un peu plus pour faire douter les Français qui ont remporté cette demi-finale en 6:19.59. “On était pas inquiétés, mais on est rassurés, commente Stany Delayre, on a rectifié le tir par rapport à hier ; on a débriefé, on a davantage communiqué dans le bateau”. Face à la concurrence qui se fait de plus en plus pressante, Jérémie Azou ajoute : “Ca fait plaisir de voir que tout le monde tente”. Alexis Besançon de nuancer les attaques norvégiennes : “Ils ont relancé fort sur les derniers 250, mais surtout pour se préserver par rapport aux autres équipages”. Qui pourra les battre ? Personne ne veut apporter la réponse, et surtout pas les Français. “Tout le monde peut être battu, conclut Stany Delayre, mais quand et comment ?”
Autre course à enjeu, celle du quatre de couple avec Jean-Baptiste Macquet, Hugo Boucheron, Mickaël Marteau et Albéric Cormerais. S’il est un bateau qui aurait mérité sa qualification en finale A, c’est bien celui-ci. Au terme d’une course où les quatre Français ont tout donné, ils ont hérité la quatrième place en 5:49.43, derrière un bateau estonien visiblement très inquiété en 5:48.59. Dans l’autre série, les Français auraient remporté la seconde place. “Je leur avais dit de ne pas perdre de trois ou quatre secondes, commente leur entraîneur Samuel Barathay, mais plutôt de quelques centièmes”. Une défaite peut-elle être plus douce qu’une autre ? Pas sûr, à en voir l’émotion des rameurs tricolores qui ont absolument tout donné. La consigne était de ne pas prendre la vague des Russes habitués à partir fort, les Français l’ont respectée et, au contraire, ils s’en sont servi et ont évolué dans leur sillage, les dépassant même. “C’est un mélange de fierté et de déception, ajoute Jean-Baptiste Macquet, c’est frustrant de rater une grande finale mondiale, j’aurais tellement aimé les emmener en finale A”. Là, c’est le patriarche du bateau qui parle, notant au passage les erreurs des “jeunots qui l’accompagnaient dans cette aventure, mais notant la progression au niveau du rythme et de la confiance entre lui et ses copéquipiers.

Côté secteur féminin, le huit n’est pas parvenu à remporter l’une des deux places qualificatives du repêchage, terminant cinquième de la course en 6:32.57.

Premières médailles françaises

Premières finales de ces championnats du monde, celles des catégories handi. La France était représentée par trois bateaux. 
Les premiers à s’élancer sur le Bosbaan étaient Perle Bouge et Stéphane Tardieu en double mixte tronc bras. Ils affrontaient leurs rivaux australiens, derrière lesquels ils avaient déjà manqué l’or à Chungju en 2013. Même si cette fois-ci, cela s’est passé à la “régulière”. “On est bien partis, dans un bon train, note Stéphane Tardieu, il faut maintenant qu’on analyse”. Les Français ont empoché la première médaille de la délégation, l’argent, en terminant deuxièmes en 4:05.12. Les deux tricolores vont maintenant analyser la course, voir ce qui a pêché et les sépare encore de cette médaille qu’ils attendent depuis longtemps.
Course suivante, celle du double mixte jambes tronc bras avec Antoine Jesel et Guylaine Marchand. Le bateau, qui existe depuis le mois d’octobre 2013, est parvenu à tirer son épingle du jeu et a terminé avec le bronze autour du cou en 3:36.47, derrière l’Ukraine et l’Australie. “C’est ma première médaille, lance Guylaine Marchand, on a bataillé, c’est une belle récompense”. Une récompense aussi pour Antoine Jesel, présent aux jeux paralympiques de Londres. “On a essayé une nouvelle tactique face à des bateaux que l’on avait encore jamais rencontrés, en peaufinant notre phase de départ”. Ce nouveau duo s’est, semble-t-il, bien trouvé. Une aventure qui ne ferait que commencer ?

Le compteur des médailles françaises est débloqué, place demain à d’autres finales et de nouvelles chances de médailles.

Fabrice Petit

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