Retour sur les têtes de rivières interrégionales

10 Mar 2015

 

Ce dimanche 8 mars se déroulaient, aux quatre coins de la France, les têtes de rivières interrégionales, dernière étape technique du chemin de sélection avant les championnats de zone bateaux courts qui délivreront les tickets pour les championnats de France de Cazaubon. Médias Aviron était présent sur chacun des lieux de compétition.

Toul, la tête de rivière pour tous les âges

Avec plus de quatre cent participants, la tête de rivière de interrégionale de Toul a une nouvelle fois attiré les foules ; un club allemand était même de la partie. Si les pensionnaires toute catégorie du pôle de Nancy étaient partis dans le Sud-Ouest subir l’épreuve, il n’en restait pas moins d’autres membres de l’équipe de France espoir, y compris chez les poids légers. Ainsi le Toulois Pierre Houin, qui courait sur ses terres, a remporté l’épreuve en 21:36.1. “J’étais souffrant dans la semaine, commente-t-il, j’ai attendu le dernier moment pour savoir si je déclarerais forfait. Finalement même si je n’étais pas à fond niveau physique, je me suis concentré sur la technique, sans me mettre dans el rouge”. En 22:20.4, le Gérômois Thibault Lecomte a terminé second : “Les têtes de rivière, ce n’est pas mon truc. Thibaut Chapelle m’avait fixé comme objectif une cadence à 30, j’ai tenu sur 2 000 mais ensuite j’ai subi ; j’étais à 26-27 quand Pierre était à 31-32”. Les deux rameurs, qui seront associés en double cette année au sein du collectif des moins de 23 ans, sont déjà impatients d’en découdre aux bateaux courts à Cazaubon, avec un objectif : battre le plus de A possible. “Si on s’approche de Jérémie et Stany, note Thibault Lecomte, c’est qu’on sera proches de la vérité”.
Chez les hommes TC, la performance d’Arnaud Petitjean, qui part cette année en skiff, est à noter ; il devance de 14 secondes le Verdunois Jordan Lequy. “Ce n’est pas trop mal, commente Arnaud Petitjean, j’ai fait une bonne course, j’ai essayé de gérer au mieux, c’est une bonne épreuve avant Cazaubon”.
En deux sans barreur, c’est la mixte Gravelines/Toul de Anatole Ryngaert et Matthieu Demande qui l’a emporté en 21:28, devant la paire bergeracoise de Guillaume Ampe et Quentin Stender en 21:33.5.
Chez les femmes, c’est Camille Juillet, rameuse de l’année 2014, qui gagné la tête de rivière en 24:22.6, devant Justine Lecomte (24:36.4) et Floriane Pasquet (25:10.1).
La tête de rivière voyait, outre les juniors où Stanislas Desgrippes (SR Reims) s’est illustré en skiff, de nombreuses catégories courir, jusqu’aux jeunes. Une des particularités à laquelle tient tout particulièrement la présidente de la ligue Lorraine, Christine Jancenelle, à la veille des changements qui vont affecter la catégorie dans les mois à venir.    

Marignane : tête de rivière significative

La zone sud-est s’est réunie ce dimanche 8 mars pour la tête de rivière de Marignane. Un rendez-vous immanquable pour les meilleurs rameurs poids léger français. 
La 43e édition de la compétition sudiste a marqué la fin de la préparation hivernale et le début des rivalités.  “Cette compétition est un premier test après la saison hivernale”, déclare Jérémie Azou, vainqueur sans surprise des seniors poids légers. Rentrant tout juste d’un stage en Afrique du Sud réalisé avec l’équipe de France, il confie : “C’est hyper intéressant de faire cette tête de rivière, j’étais curieux de connaitre les résultats du stage, avec en plus une météo superbe, j’avais de bonnes jambes et j’ai réussi à optimiser ma direction, l’ensemble est plutôt satisfaisant”. Le deuxième de cette catégorie est Damien Piqueras du Cercle nautique d’Annecy, qui est arrivé 24 secondes derrière le rameur avignonnais. “Damien sera beaucoup plus redoutable sur les 2 000 mètres”, mentionne-t-il.
La zone sud-est rassemble les meilleurs rameurs PL de France. Pourtant, certains TC cherchent à s’imposer parmi les meilleurs, un excellent moyen pour eux de décrocher un bon temps. C’est le cas du jeune Maxime Ducret, participant des mondiaux juniors à Hambourg l’été dernier : “Je suis motivé pour aller chercher les aînés en finale A”. Il a obtenu hier la troisième place au classement général et s’impose en TC avec 31 secondes d’avance.
Chez les filles, on retiendra la paire mixte Claire Chanut (Aviron union nautique de Lyon) et Léa Duret (Aviron grenoblois), qui s’est imposée avec 32 secondes d’avances, et une technique impeccable. Toute deux font partie du pôle aviron de Lyon, que l’on a pu voir présent en nombre sur cette compétition.
La tête de rivière s’est déroulée dans une ambiance de championnat de fin de saison, avec un public bien présent sous le soleil du sud. Les classements traduisent les premières rivalités que l’on retrouvera certainement lors des qualifications aux championnats de France.

Lang, Berrest et Androdias grands vainqueurs de Sainte-Livrade

C’est  dans la fraîcheur de Sainte-Livrade que les premiers compétiteurs sont arrivés mais sous un ciel bleu sans nuage, et ont pu constater que les conditions étaient optimums, hormis un très léger vent contre qui s’est légèrement durci vers midi.
Le Président du club de Sainte-Livrade se sentait très honoré d’avoir une affiche avec un groupe de rameurs de l’élite française aussi important, mais surtout de pouvoir leur offrir des conditions presque parfaites sur le Lot qui n’était pas au mieux quelques jours auparavant.
Très bons résultats de l’ensemble du collectif avec une petite contre-performance pour la paire de l’Encou au bénéfice de celle de Bordeaux avec Dupeux et Turlant (-23).
Chez les filles, la paire -23 de Libourne, Marché et Conqueret s’impose mais elles savent que rien n’est acquis et que tout se jouera à Cazaubon.
En skif TC à noter que trois des embarcations de l’Aviron bayonnais se trouvent dans les six premiers et que Despres se place devant quatre des coupleux du collectif.
Pour les seniores Bugnard et Jouy ont pris les rênes du clan des skifs TC.
En poids léger Descazeaux et Cas ont assuré une belle performance et en skif Delayre se place en cadre suivit à 15 secondes par Caule et chez les filles Jung devance ses camarade à 55 de la seconde.
Julien Despres, un des locaux de l’étape, a livré ses premières impressions sur cette tête de rivière. Sur son classement, il est assez tranché : “Ca ne me conviendrait pas sur 2 000 mètres. Dire que c’était 6 000 de travail et que l’important était la manière est un discours de “looser”. Bien sûr il y a les particularités des uns et des autres qui font que certains s’y expriment mieux ; c’est le jeu !”. Les retrouvailles avec le groupe TC se sont bien passées. “Il y en a qui m’ont trouvé amaigri, d’autres ont trouvé que j’avais pris des épaules… C’est vrai que ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus. Ca va, on sent que ça bosse dur. Le fait que le huit soit défini et que les groupes de travail se fassent a l’air de permettre à chacun de trouver une certaine stabilité. Les coupleux ont le moral. Je suis content pour Edouard (Jonville) et Benoit (Demey) et “Papouche” (Thibault Verhoeven) qui en ont un peu bavé ces dernières saisons”. Quant à l’état de forme de Matthieu Androdias, c’est en tant que vice-président de l’Aviron bayonnais en charge du sportif qu’il s’exprime : “Il a – à nouveau – assommé les pourcentages. En fait je suis sûr qu’il a trouvé le raccourci, vu qu’il part en premier, personne ne le voit ! Il a bien digéré son test ergo du mois de février et a trouvé ses marques dans nos nouvelles organisations respectives. Manifestement, quand on est bien dans ses bottes, on est performant et le reste n’est pas si important”.

L’équipe de France féminine dans le Nord-Ouest

Pour la zone Nord-Ouest, c’est une fois de plus le bassin caennais qui a reçu la tête de rivière interrégionale d’hiver pour l’édition 2015. Hormis un léger désagrément causé par la circulation d’un ferry dans le canal, qui a causé une cinquantaine de minutes de retard, c’est sur un bassin non habituel, c’est-à-dire agréable à ramer, qu’une partie des prétendants aux collectifs nationaux ont effectué leur parcours. Sur le bassin de Basse-Normandie, c’est dans les catégories féminines que les densités étaient les plus importantes, et pour cause, ce sont chez elles que les 80% du parcours étalon ont été le plus convenablement dépassés. A noter la performance très correcte et prometteuse de la paire Brosse (Tournemine AA)/Loisel (Rouen CNA) en deux sans barreur junior femme qui marque un écart approchant les 25 secondes sur leurs dauphines. Chez leurs homologues seniors femmes, la nouvelle paire Le Nepvou (CA Nantes)/Kober (Grenoble) met officiellement au jour ses ambitions pour les tests nationaux à venir. On notera également le remarquable résultat du rameur de Boulogne-Billancourt François Teroin, qui s’approche quant à lui dangereusement des 90% par rapport au parcours étalon en un de couple senior poids léger. Enfin les résultats des autres catégories, notamment pour les juniors hommes et femmes toutes embarcations confondues ont enthousiasmé le responsable du secteur jeunes, qui resta discret tout le weekend-end aux abords du bassin mais qui, néanmoins, en profita pour regarder d’un œil intéressé les différents parcours. Enfin, ces résultats ont permis aux différents participants de se jauger par rapport aux adversaires pendant ce round d’observation en vue des championnats de zones bateaux courts. Alors rendez-vous à Mantes-la-Jolie dans deux semaines pour en découdre sérieusement.

Fabrice Petit – zone Nord-Est
Paul Thorineau – zone Sud-Est
Cathy Bertrand – zone Sud-Ouest
Sam Boisbineuf-Parrington – zone Nord-Ouest

Photos : Fabrice Petit (zone Nord-Est), Eric Marie (zone Sud-Est), Cathy Bertrand (zone Sud-Ouest)

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