Nouvelle série noire à Rotterdam

14 Juil 2019

 

Des finales B de ce matin à Rotterdam, peu de choses à retenir… De la compétition dans son ensemble non plus, hormis la seule médaille décrochée par l’équipe de France en quatre de couple poids léger.

La médaille d’argent de Léo Grandsire, Thibault Colard, Benjamin David et Thomas Baroukh en quatre de couple poids léger hier en fin d’après-midi n’aura été qu’une éclaircie dans ce week-end gris et pluvieux à Rotterdam. Aujourd’hui se tenaient les grandes finales sur le Willem-Alexander Roeibaan. Mais pour la France, c’est en tout début de matinée qu’il fallait regarder avec les sept bateaux restant en compétition qui étaient au départ des finales B. Le deux sans barreur des frères Onfroy termine deuxième de sa course, le deux de couple de Matthieu Androdias et Hugo Boucheron cinquième de la sienne. Le deux de couple poids léger de Pierre Houin et Hugo Beurey remporte sa finale B à la photo finish devant le double portugais. Les quatre de couple masculin et féminin finissent chacun à la dernière place de la leur. Outre la victoire du double PL, on peut retenir la performance de Marie Jacquet, qui confirme sa montée en puissance depuis le début de la saison en terminant deuxième de sa finale B, devant la jeune Emma Lunatti sixième de la même course.
Depuis les championnats d’Europe de Lucerne, on attend la montée en puissance qui caractérise la préparation “à la française”. Après cette première échéance plus qu’en demi-teinte avec seulement deux médailles remportées sur trois bateaux en finales A, la disette à Poznan où seuls les bateaux para-aviron avaient brillé et la belle quatrième place du deux de couple PL féminin, Rotterdam – pourtant échéance la plus proche des mondiaux – n’a pas montré de signes d’amélioration quant à l’état de forme de la flotte tricolore, même si le directeur technique national Patrick Ranvier veut voir quelques frémissements en deux de couple poids léger masculin et en deux sans barreur masculin. On peut en effet à cet égard lui accorder le bénéfice du doute. Mais d’une manière générale, il ne cache pas sa déception. “On n’est pas là où on devrait être, où on voudrait être. L’objectif reste la qualification olympique, je reste confiant dans nos équipages qui doivent redresser la barre, nous avons un mois et demi pour préserver la qualification de nos bateaux phares”. Des bateaux phares à la traîne cette saison. Un retard que le DTN impute en partie aux modifications opérées sur le chemin de sélection, notamment la régate de sélection à Libourne, immédiatement après les bateaux courts de Cazaubon. Des prétendants aux postes qui ont eux aussi changé cette saison, influant sur le réservoir dans certaines disciplines, avec des rameuses et des rameurs qui sont passé de la couple à la pointe pour tenter de monter dans une embarcation, n’y parvenant pas toujours. “Cela remet en cause notre autorité où l’on devrait au contraire restreindre et fermer quelques portes”.
Côté ambitions, Patrick Ranvier expose que ce sont désormais des places qualificatives pour les coques qu’il faut espérer à Linz. “A l’heure actuelle, il serait prétentieux et irréaliste de viser des médailles, même si nous avons une belle chance avec le deux de couple poids léger féminin. Cela peut venir, mais rien ne permet de l’imaginer pour l’instant. Il nous faut déjà aller aux mondiaux dans une meilleure configuration, retrouver ce que l’on sait faire”. Changer des compositions de bateaux ? Le DTN n’y songe même pas. “Nous n’avons pas le même réservoir que certaines nations plus riches dans ce domaine qui peuvent essayer beaucoup de choses. Notre groupe est restreint et nos perspectives faibles”.
Un accent sera néanmoins mis sur la préparation mentale de certaines embarcations en difficulté qui en auraient besoin, avec les intervenants dont la FFA s’est entourée depuis deux ans. La blessure semble toutefois grande, et le pansement plutôt étriqué.
A l’heure actuelle, plusieurs bateaux français sont encore dans les quotas pour les Jeux de Tokyo. Une anticipation malheureuse certes, au regard de plusieurs critères : des nations et de sérieux concurrents étaient absents à Rotterdam, et la préparation pour Linz n’est pas terminée avec un stage terminal qui va débuter dans le Jura le 23 juillet. Mais l’on est déjà en droit de se poser de questions sur le nombre de coques que l’équipe de France, qui a du mal à sortir de cette spirale infernale, sera en mesure de qualifier en Autriche.

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