Aurélie Morizot se lance dans le triathlon

» Aurélie Morizot se lance dans le triathlon

La rameuse de Boulogne 92 a raccroché les pelles tricolores et chaussé les baskets. Elle a remporté ce week-end les 10 kilomètres de Caluire et se lance dans le triathlon.

Aurélie Morizot (à droite) lors du triathlon X3 de Courchevel en 2023. © Mag Aviron

A son retour des mondiaux au Canada, Aurélie Morizot a annoncé qu’elle mettait fin à sa carrière internationale. Et pourtant, la Fédération française d’aviron avait proposé une reconversion à la rameuse poids léger. « On m’a demandé si je serais d’accord pour partir en équipe de France de beach rowing, annonce-t-elle, mais ce n’est pas une discipline qui m’attire. J’aime le calme de l’aviron, ramer sur un lac, une rivière, le plaisir de la glisse. Pour moi, le beach rowing est trop différent, il y a moins de sensation de glisse. Et j’avais aussi envie de faire une pratique différente ». Elle ressentait également le besoin de couper avec le monde de l’aviron, même si elle va conserver sa licence à Boulogne 92 et continuera à ramer pour son club lors des événements nationaux. « Ca me tient à cœur, poursuit-elle, et même si pour l’heure je ne rame plus, quand j’irai à Paris, je pourrais toujours aller faire un tour en bateau ».

Même si elle ne fait plus partie du pôle France à Miribel, Aurélie Morizot ne quitte pas pour autant Lyon où elle continue ses études en master à l’EM Lyon. Elle s’est également inscrite au club de triathlon de l’Asvel. Elle a fait une première compétition sous les couleurs de son nouveau club le week-end dernier, les 10 kilomètres de Caluire, compétition qu’elle a remportée en 39 minutes et 34 secondes. « C’était une bonne expérience, confirme-t-elle, ma première course à pied, et une préparation au semi-marathon de Boulogne-Billancourt en novembre ».

Le triathlon n’est pas un milieu inconnu pour elle. « Mon grand frère est triathlète professionnel, c’est lui qui m’avait donné l’envie de faire de la compétition en sport. Mon copain en fait depuis 3 ans. Il connait le club avec qui il nage en eaux libres, Thibault Colard est aussi passé par l’Asvel. Ils m’ont accueillie à bras ouverts ». L’occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de profiter des qualités physiologiques qu’elle a développées à l’aviron. « Je n’ai pas d’ambitions particulières, je ne sais pas où cela va me mener, mais j’ai envie de prendre du plaisir ».

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