Ramer… envers et contre tout

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Le départ du basisn de Graveines © Alexis Marie-MI Events

La pandémie de Covid-19 a mis à bas la quasi-totalité des calendriers de compétitions à travers le globe. Du côté des championnats d’Europe, le board européen a tenu bon, parvenant à maintenir ses trois rendez-vous.
Au niveau national, la Fédération française d’aviron a travaillé avec les différents comités d’organisation pour sauver ce qui pouvait l’être. Les championnats de France seniors et para-aviron n’avaient quant à eux pas eu besoin de changer de date, maintenus comme prévu les 26 et 27 septembre à Gravelines. Mais la FFA avait pour objectif d’offrir au maximum de ses licenciés la possibilité de se retrouver, enfin, sur l’eau. Il a donc été décidé de rajouter aux seniors et rameurs para-aviron les championnats de France masters avec leurs 44 disciplines. Un défi qui a impliqué de déborder du week-end pour englober le vendredi, avec 24 disciplines en masters qui devaient se tenir sur la journée.
Mais les prévisions météorologiques annoncées pour ce 25 septembre avaient, dans un premier temps, conduit les organisateurs à planifier l’ensemble des parcours sur la matinée, avec un premier départ anticipé à 8 h du matin, pour une fin prévue à 11 h 49. Là encore, le vent s’est invité à la fête et a malmené non seulement les bateaux sur le stade nautique Albert-Denvers, mais aussi la grille horaire. Alors qu’il n’y a encore que quelques jours, la France subissait une quasi-canicule, un temps de Toussaint s’installait dans le ciel de Gravelines.

Du côté des conditions sanitaires, tout avait été prévu pour répondre aux directives préfectorales. Quoi qu’il arrive, la compétition devait se tenir. Filtrage des entrées, port du masque, désinfection des matériels et gel hydroalcoolique à disposition en différents points du lieu de compétition… rien n’a été laissé au hasard. Et le masque n’a pas caché la joie des membres de la famille de l’aviron français de se retrouver enfin au bord d’un bassin. L’ambiance était toutefois très particulière, avec un public réduit à sa plus simple expression : seuls les compétiteurs de la demi-journée étant admis sur le site, et le vent agrémenté d’une pluie fine et pénétrante ont eu raison des bonnes volontés, rendant les abords du plan d’eau et du village des exposants déserts.

Finalement, les stratus et nimbostratus étaient davantage à craindre que le coronavirus.

Fabrice Petit

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