Terre de jeux 2024, CPJ 2024… quésaco ?

» Terre de jeux 2024, CPJ 2024… quésaco ?

600 lieux retenus dans toute la France.

On a vu fleurir ces derniers jours, aussi bien dans la presse locale que sur les réseaux sociaux, de nombreuses publications relatant la sélection de tel centre sportif, de tel terrain de sport, comme centre de préparation aux Jeux de Paris 2024. Et la liste est longue : ils sont ainsi plus de 600 lieux à avoir été retenus, répartis sur toute la France. Mais cette liste impressionnante reflète aussi une autre action que Paris 2024 a mise en place et qui visait à répandre l’esprit olympique sur le territoire national : le label Terre de Jeux 2024. Ce dernier a pour objectif de dynamiser l’image des jeux olympiques et la liant au tissu local, par le biais des collectivités qui se sont portées candidates : organiser des événements, participer à la semaine olympique, faire découvrir le sport de haut niveau, diffuser l’information sur la pratique sportive… et diffuser les épreuves de Tokyo 2020 en proposant des animations autour !

club france rio 2016
club france rio 2016 – Eric Marie

Un handicape pour le sport français et Paris 2024

Car c’est là où le bât blesse ! Si, pour certains athlètes comme l’ont rappelé d’ailleurs certains rameurs, le report des Jeux de Tokyo est une chance, c’est aussi un handicap pour le sport en général, et pour Paris 2024 également ! On passera sur les aspects financiers avec des chiffres tellement importants que l’on a du mal à s’en représenter la réalité, mais simplement en termes d’organisation et d’image. L’engouement “pré -Paris 2024” ne durera que 3 ans ! On a tous en mémoire une cérémonie de clôture de JO qui consacre, notamment avec l’extinction de la flamme, le début de ces fameuses quatre années à attendre la prochaine échéance. Sauf que la flamme de Tokyo 2020 n’est toujours pas éteinte : allumée le 12 mars à Olympie en Grèce, elle est arrivée sur le sol japonais le 20 mars. Quatre jours plus tard, les Jeux étaient reportés d’un an en raison de la pandémie de Covid-19. Un an de plus pour Tokyo, mais un an de moins pour Paris 2024, dont l’existence médiatique est amoindrie, tant que l’olympiade précédente n’est pas soldée. La publication de la liste des centres de préparation tombe donc à point nommé ! Et c’est le local, indirectement, qui va faire tout le travail. L’adhésion aux Jeux de Paris dans la population est indéniable, et elle a été confirmée par plusieurs sondages. Elle devait initialement paraître au premier trimestre 2020 et les centres recensés dans un catalogue remis aux 206 comités nationaux olympiques à l’occasion des Jeux de Tokyo 2020. Sa divulgation permet donc de faire parler de Paris 2024 avant même que le Japon ait connu sa fête olympique. La presse locale s’est emparée de cette liste et a mis en avant les installations de son secteur.

31 sites retenus  pour l’aviron

Côté aviron, si l’on fait le tri parmi les quelque 619 sites sélectionnés, 31 sont recensés : on y retrouve bien entendu les grands bassins français, bien connus des rameurs de l’hexagone et qui ont reçu des championnats nationaux, mais aussi des échéances internationales ou des stages de préparation. Gravelines, Libourne, Bourges, Mâcon, Cazaubon, Aiguebelette, Bellecin, le Temple-sur-Lot… mais aussi Vaires-sur-Marne ou Vichy. La cité thermale est quant à elle candidate dans un nombre de sports impressionnant, aussi bien pour les Jeux olympiques que paralympiques ! Mais on trouve également de nombreuses installations plus modestes, liées à des clubs ou bases nautiques tels que Beaucaire, Joinville, Metz, Fontainebleau… Les équipes nationales pourront ainsi faire leur choix selon leur besoin et venir s’y installer pour se préparer, pendant les années, les mois, ou les semaines précédant les Jeux de Paris.
Si rien n’est encore fait et sûr, c’est un beau coup de projecteur qui a été mis sur les différents sites qui jalonnent le territoire.

Fabrice Petit

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