Cinq bateaux français à Lucerne pour tenter la qualification

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La sélection qui sera présente à Lucerne a été confirmée par la direction technique nationale. La FFA présentera cinq embarcations sur le Rotsee mi-mai.

La régate finale de qualification olympique, plus connue sous le nom de « régate de la mort » chez les rameurs, se tiendra à Lucerne du 19 au 21 mai. Après les championnats du monde 2023 à Belgrade et les différentes régates continentales, c’est la dernière chance de gagner un ticket pour Paris 2024. Ou plutôt deux tickets par discipline. Une régate à laquelle la Fédération française va envoyer cinq embarcations. Les deux premières étaient d’ores et déjà connues. Les deux de couple poids léger avec Laura Tarantola et Claire Bové chez les femmes, Hugo Beurey et Ferdinand Ludwig chez les hommes, étaient au travail durant le stage préparatoire aux championnats d’Europe et pendant la compétition à laquelle ils n’ont pas pris part, sur la base de Bellecin. « Ils ont pu réaliser des parcours avec des exercices chronométrés et un parcours handicap, précise le directeur technique national Sébastien Vieilledent, avec une répétition des routines d’avant course, pour être en dynamique de compétition ».

Le quatre de couple féminin avec Violaine Aernoudts, Jeanne Roche, Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino, qui avait réalisé une belle performance à Szeged durant les championnats d’Europe, va ainsi défendre ses chances sur le Rotsee.

Pour les autres bateaux présentés à Lucerne, quelques modifications ou nouveautés. Toujours côté féminin, ce n’est pas un quatre sans barreur, mais un deux sans barreur qui sera aligné à Lucerne avec la paire championne de France : Emma Cornelis et Joséphine Cornut-Danjou. »Le projet quatre sans actuel est arrêté suite aux Europe, poursuit le DTN. On a la volonté de continuer le travail lancé sur ces deux saisons, mais avec un niveau de qualification en retrait. On a fait du très bon travail, avec un bel investissement des rameuses, mais on a encore besoin de temps pour rattraper cet écart entre nous et la meilleure performance. Il nous reste 3 ans et 8 mois pour rattraper le meilleur niveau mondial, le projet ne s’arrête pas, mais on a l’objectivité de rergarder notre niveau du moment en face, on n’y est pas, on a lancé un projet mais on a besoin de temps pour se concentre sur Los Angeles ».

Le dernier bateau est un peu la « surprise du chef ». Alors qu’on attendait un skiff masculin, ce sera un quatre de couple ! « On avait adopté la stratégie d’attendre la récupération de la fracture de fatigue de Théophile Onfroy, c’était le skiffeur le plus en phase avec le projet jusqu’à l’éliminatoire de Cazaubon. On a tout de suite pris la température avec un skiff aux Europe et on a organisé la possibilité pour Théophile et les autres de finaliser le chemin de sélection. On l’a fait ce week-end, en respectant la performance des autres. Entre les Europe et course d’hier qui fut serrée, d’un accord commun avec le staff et les rameurs, et en considérant que les chances de chercher la qualification étaient équivalentes, on a trouvé intéressant pour la prochaine olympiade de prolonger la saison pour quatre personnes plutôt qu’une et de favoriser le collectif.

La qualification en skiff est complexe, en quatre de couple aussi ; dans ces conditions solution la plus pertinente pour l’aviron français et d’embarquer des jeunes ». On retrouvera donc à bord du bateau Victor Marcelot, Yoann Lamiral, Valentin Onfroy et Théophile Onfroy.

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