Julie Voirin raccroche les pelles tricolores… mais pas oranges et noires !

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Séduite par le projet, la rameuse boulonnaise avait repoussé sa décision d’un an, mais elle a finalement décidé de mettre un terme à sa carrière en équipe de France.

Julie Voirin a pris part cette saison au projet du quatre sans barreur féminin. C’est suite à une discussion avec Vincent Gazan qu’elle avait décidé de repartir pour un an. “Je suis allée ramer à Nancy avec Emma Cornelis, explique-t-elle, j’ai remis un pied dedans, et j’ai pris du plaisir, mais je ne me voyais pas repartir pour deux ans sur le même rythme”. Un rythme élevé, en effet, quand on est rameuse de haut niveau, surtout que sa carrière professionnelle la motive vraiment. “Entraîner me plaît beaucoup, poursuit-elle, et ce n’est pas en étant absente deux à trois semaines par mois que je peux le faire correctement. Surtout que le projet du club est intéressant”.

Une décision donc déjà dictée par son projet professionnel, mais aussi pour des raisons personnelles. “J’ai eu un souci familial pendant le stage terminal, et j’ai remis certaines choses en question, je ne veux pas regretter plus tard, penser que j’aurais pu louper quelque chose en famille”.

Julie Voirin avait débuté en minime au Cercle d’aviron du Confluent. “On habitait en face du club de Port-Marly, se souvient-elle, mon père faisait de l’aviron et mon frère en a fait avant moi, il m’a dit d’en faire, et j’ai tout de suite accroché. J’adore l’aspect sport nature, la glisse. Ca fait maintenant 15 ans que je rame”. Elle a rejoint Boulogne 92 il y a maintenant 10 ans. “C’est une deuxième famille, un deuxième foyer, c’est un endroit où j’adore être, j’y ai passé de très bons moments”. Et elle continuera à en passer de très bons, puisqu’elle ne raccroche pas les pelles oranges et noires. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire d’une soirée au club qu’elle a rencontré celui qui est aujourd’hui son mari, Sigmund Verstraete.

Son plus beau moment en bleu blanc rouge, les mondiaux de Sarasota en 2017. “J’arrivais en A, c’était énorme de ramer avec des rameuses comme Marie Le Nepvou et Noémie Kober, sans oublier Margaux Bailleul, on a passé des moments formidables”. Mais Julie Voirin ne met entre parenthèses aucune année passée en équipe de France. “Je me suis forgé de beaux souvenirs”.

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