L’aviron féminin emménage… à l’Insep

» L’aviron féminin emménage… à l’Insep

La restructuration du haut niveau et sa mise en adéquation avec les projets de bateaux se poursuit, avec l’arrivée de plusieurs rameuses à l’Insep. Adèle Brosse et Emma Cornelis ont répondu à Mag Aviron.

La pointe féminine a élu domicile à l’Insep et à l’Encou.

Pour certains, un nouvel horizon est souvent une nouvelle aventure. Pour d’autres, il n’est pas toujours bien accueilli. C’est ainsi le cas d’Adèle Brosse. « On savait qu’on allait devoir bouger, explique-t-elle, mais on a appris le lieu en stage au printemps. J’étais partante sur le projet, mais pas pour Paris. J’étais bien à Nantes, et je ne suis pas du tout parisienne. Le point positif est qu’on a un coach. Je ne connaissais pas Yvan Deslavière en tant qu’entraîneur, juste humainement, et ça passe bien ». Côté études, pas besoin de changer d’école. Adèle Brosse a terminé ses études : après un DUT de génie thermique et énergie, elle a enchaîné et décroché une licence pro de performance énergétique et génie climatique. « Je travaille depuis aujourd’hui dans un bureau d’études fluides, poursuit-elle, en tant qu’autoentrepreneuse, dans l’attente d’une CIP ». Une CIP qui aurait dû débuter en septembre, mais des formalités qui prennent du temps et sur lesquelles travaille Sébastien Tant. « Côté logement je suis à l’Insep, donc je n’ai pas eu de problème, et j’ai été beaucoup aidée, plus qu’à Nantes, par la FFA ».

Les entraînements se passent bien, à l’Encou pour la partie bateau et ergomètre, et à l’Insep pour la musculation. « Bon, la Marne, c’est moins bien que l’Erdre pour ramer, mais on s’y fait. On est sur l’eau à 7 h 30, et on attend au club s’il y a un deuxième entraînement. Le soir, on est à l’Insep pour la musculation avec le groupe couple et un préparateur physique. J’ai eu un peu de mal à m’adapter au début, je n’aime pas forcément Paris, mais je me suis habituée ».

Même constat pour Emma Cornelis, qui a quitté le pôle de Nancy pour rejoindre l’Insep. « J’étais en études de kiné, mais je me suis réorientée à l’EM de Grenoble en e-learning, c’est plus simple ». Cela fait une année qu’elle savait qu’elle allait devoir bouger. « Au début, on nous a parlé de Nantes, puis Nancy. En mai, on a appris que ce serait l’Insep. Je ne voulais pas partir au début. Ca se passe bien à Nancy côté performance, base d’entraînement, mais j’étais d’accord pour entrer dans le projet olympique. Et sachant qu’on serait toutes ensemble, ce sera plus facile pour s’entraîner en vue de qualifier la coque ». Sébastien Tant est là aussi intervenu : « il a tout fait pour chercher des solutions à tous les niveaux. Ca n’aurait pas été possible pour moi de partir de Nancy si je n’avais pas été aidée. La vie à Paris n’est pas pareille ». Actuellement, elle est hébergée par Violaine Aernoudts le temps de trouver quelque chose de plus stable. « Ce sera plus simple comme déménagement si je trouve une chambre ; vu le nombre de stages, et les compétitions internationales à partir de mai, ça ne serait pas rentable financièrement sinon ».

Côté sportif, les choses se passent bien. « Ca se met doucement en place, les installations se sont pas les mêmes que sur un pôle. On doit gérer la barque le matin pour traverser, on est moins autonomes. Mais on se serre les coudes, ça va le faire ».
Maya Cornut-Danjou a elle aussi quitté Nancy. Moins d’appréhension pour la rameuse saint-quentinoise qui avait déjà quitté le berceau familial il y a quelque temps, et qui a pris un appartement avec sa sœur Joséphine au Perreux. A proximité de ce qui est désormais leur nouveau terrain de jeu !

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