Para-aviron : un recrutement qui fonctionne bien

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© Eric Marie-Mag Aviron

C’est dès le retour des Jeux paralympiques de Tokyo que Charles Delval, responsable du para-aviron à la FFA, avait commencé à travailler sur le recrutement de nouveaux athlètes. “Nous avions déjà le programme la relève du comité paralympique et sportif français, mais nous avons décidé de lancer notre propre campagne”. Celle-ci a été effective en début d’année 2022, mais au mois de décembre, plusieurs stages avaient été organisés, rassemblant chacun une dizaine de sportifs, pas forcément issus de l’aviron.
“Grâce aux deux dispositifs, nous avons pu brasser entre 40 et 50 personnes, commente Charles Delval. Certains ont déjà intégré des clubs. Nous en avons aussi vu une quinzaine à l’Insep, si on peut en sortir 2 ou 3 qui soient performants, c’est toujours intéressant”.
A Cazaubon, certains se sont même alignés au départ des courses, comme Martin Delville, qui a fait deuxième en skiff PR1. “Il est issu du programme la relève, précise Charles Delval, il a commencé l’aviron en janvier 2022 et nous l’avons classifié dans la foulée. Il est licencié au club de Boulogne 92, et nous l’emmenons à Gavirate pour sa classification internationale”.

Deux autres rameurs se trouvent sur Bordeaux. L’un d’eux est issu du culturisme, il en a été champion de France. L’autre est gestionnaire d’une box de crossfit. Ils ont tous deux passé une journée au Temple-sur-Lot pour rencontrer l’équipe de France. “Nous en avons plusieurs dans le viseur, nous les accompagnons, nous les emmenons vers des clubs si possible structurés, sinon nous aider les clubs au niveau formation”.
Parmi les sportifs qui devraient rejoindre le groupe figure également Laurent Cadot. Il sera présent au stage à Vichy le week-end prochain et également à Gavirate pour une classification en PR3.
Le 9 avril, un regroupement a eu lieu à Vaires-sur-Marne pour voir les personnes contactées grâce à la campagne de la FFA. “L’enjeu est la détection, puis la classification et enfin l’entraînement pour aller vers la performance”.
Charles Delval est également membre d’un groupe de transfert de talents, pour aiguiller un sportif vers une fédération qui lui correspondrait mieux. Un réseau qui fonctionne à double sens. “Le milieu du para-sport est très petit, les informations circulent vite”. Actuellement, il suit le para-triathlon en stage au Portugal. “Je veux comprendre leur fonctionnement, mais aussi partager les bonnes expériences. On se construit aussi entre para-sports”.

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