Pierre-Jean Peltier « court » toujours après sa médaille olympique

» Pierre-Jean Peltier « court » toujours après sa médaille olympique

Victime d’un cambriolage, fin février, l’ancien international lorrain est toujours sans nouvelles de sa breloque des J.O. de Pékin (2008). Même s’il continue à croire au miracle, la pilule a (forcément) du mal à passer.

L’arbre à médailles de Pierre-Jean Peltier. © Stanislas Copello

 Il n’est pas le premier à en faire l’expérience. Mais le coup fait mal !

Cambriolé à son domicile de la banlieue de Nancy, fin février, Pierre-Jean Peltier a perdu dans sa triste mésaventure bien plus qu’un simple « objet » : sa médaille (de bronze) olympique des Jeux de Pékin, gagnée à la force du poignet dans le quatre de couple tricolore (en 2008), aux côtés de Julien Bahain, Cédric Berrest et Jonathan Coeffic.

De quoi laisser l’ex-international lorrain (38 ans) – aujourd’hui kiné dans un cabinet libéral – amer et désabusé.

« J’ai le sentiment qu’on m’a volé une partie de mon histoire, de ma performance »

« Ils n’ont pas touché à mes médailles européennes ou aux breloques. Ils n’ont dérobé que celle qui était cachée dans une belle boîte… qu’ils m’ont d’ailleurs laissée. Sans être hyper-matérialiste, cela fait évidemment mal au cœur, car il s’agit là d’un bien unique. Je ne pense pas qu’il soit possible d’obtenir une réplique. Mais même si c’était le cas, je n’en voudrais pas. Je me fous d’en avoir une autre. Pour tout dire, j’ai le sentiment qu’on m’a volé une partie de mon histoire, de ma performance », déplore Pierre-Jean Peltier.

 

En désespoir de cause, ce dernier a lancé un appel relayé par les médias locaux, qui pointent notamment le delta entre la valeur sentimentale de la pièce… et sa « valeur d’échange » (environ 3,50 €, sachant que celle-ci est principalement composée de cuivre !).

« Je sais que je lance une bouteille d’eau à la mer. Mais je n’ai pas grand-chose à y perdre », explique l’ancien pensionnaire du Pôle France de Nancy, qui veut encore croire à un petit miracle. Comme celui dont avait bénéficié Sandra Forgues (Wilfried Forgues, avant sa transition sexuelle, officialisée en 2016).

Elle aussi délestée, en 2017, au cours d’un vol avec effraction, de sa médaille d’or d’Atlanta (1996) obtenue en canoë biplace avec son partenaire Franck Adisson, celle-ci avait ainsi récupéré quatre ans plus tard son bien, retrouvé… sur un chantier d’autoroute entre Toulouse et Albi.

Un autre rameur, le Britannique Alex Partridge, avait lui aussi connu même mésaventure. Dans des conditions, il est vrai, un peu différentes…

« Soulagé » de sa breloque en bronze des Jeux de Londres, au cours d’une soirée en discothèque (précisément censée « arroser » la troisième place du huit anglais), le triple champion du monde avait eu moins de chance en 2012. Si sa veste avait bien été retrouvée et déposée dans un commissariat, ses poches étaient malheureusement vides…

Stanislas Copello

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