Pas de vacances pour le collectif juniors

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© Yvan Deslavière

Après les parcours d’évaluation à Vaires-sur-Marne début juillet, les rameuses et rameurs juniors qui y avaient participé avaient pris la route quelques jours plus tard pour Soustons et un premier stage afin de permettre à l’encadrement de prendre la température en bateaux longs. “Cela s’est très bien passé, commente Yvan Deslavière, entraîneur des coupleux, nous avons fait une semaine de préparation et terminé sur deux parcours en deux de couple et en quatre sans barreur pour savoir sur quoi partir pour les stages suivants”.
Les stages suivants, car depuis le 26 juillet, les juniors sont à Bellecin et ils n’en repartiront que le 13 août. C’est donc un été chargé qui attend les juniors retenus dans le collectif. “On a essayé de combler l’été pour ne pas les laisser trop longtemps dans la nature, poursuit Yvan Deslavière, on ne savait pas si leurs clubs seraient ouverts ou non donc on a fait en sorte de les voir en stage”.
Le travail continue donc en bateaux longs, pour commencer à déterminer les embarcations qui seront engagées aux championnats d’Europe fin septembre à Belgrade, et à en déterminer les équipages. Même si, à ce jour, aucune rameuse et aucun rameur n’est assuré de participer à cette échéance. En effet, à l’issue d’un nouveau stage qui débutera le 22 août à Bellecin, des parcours handicaps seront organisés le 29 août dans le Jura. “Ces parcours seront ouverts à des équipages extérieurs, explique l’entraîneur. Ils devront s’inscrire et avoir l’aval du chef de secteur, Yannick Schulte. Les critères seront objectifs et basés sur le chemin de sélection et ceux qui s’inscriront devront attester pouvoir être libérés pour la préparation des championnats d’Europe et la compétition”. Et sur ces parcours, il ne faudra pas simplement arriver en tête, il faudra aussi réaliser un bon pourcentage, le but étant de monter les exigences pour réaliser une performance internationale.
Pas de vacances pour les juniors donc, mais l’encadrement avait été clair dès le départ. “Nous avons connu l’époque Mund, note Yvan Deslavière, on ne connaissait pas le mot vacances. Pour nous, c’est une évidence. On leur a expliqué que pour exister à haut niveau, on ne peut pas être un ado lambda qui part en vacances, qui sort… mais cela est valable toute l’année. Ce n’est pas un sacrifice, c’est un choix”.

Fabrice Petit

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