Ferdinand Ludwig continue de glisser, mais en ski de fond

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Hugo Beurey et Ferdinand Ludwig à Paris 2024.

L’année 2025 avait été compliquée pour Ferdinand Ludwig. Au sortir des Jeux olympiques, il était reparti très rapidement à l’entraînement. « J’avais vécu Paris 2024 comme un sacré échec, commente-t-il, mais je suis resté focus et j’avais réussi à reprendre vite l’entraînement, comme d’habitude, mais pour cette fois-ci aller chercher une performance en TC ». En effet, les poids légers ont disparu du programme olympique, remplacé à Los Angeles 2028 par le beach rowing sprint. « Au début ça ne se passait pas trop mal. Mais à partir de janvier 2025, j’ai commencé à être moins bon en bateau. Je n’étais pas trop inquiet, avec le changement dans la programmation. Mais aux bateaux courts en avril, je ne pensais pas me prendre une claque aussi grande ». Une contreperformance qui a laissé des traces, Ferdinand Ludwig avait alors pris quelques jours avant de repartir, mais l’envie n’était plus là. « J’étais touché au point que je n’avais même plus l’envie de faire du sport alors qu’avant, j’en faisais dès que j’avais du temps libre ». Passant une période un peu sombre à l’issue de Cazaubon, il a néanmoins pris part aux régates royales d’Henley. « Les gars m’ont demandé de la faire avec eux. Je me suis dit que ce serait un test pour voir ce dont j’avais envie. J’ai été heureux de faire cette compétition, c’était incroyable. Mais je n’avais plus la même envie de m’entraîner en bateau ».

Il y avait déjà plusieurs années que Ferdinand Ludwig pensait à sa reconversion vers un autre sport qu’il pratiquait depuis tout jeune : le ski de fond. « J’en faisais aux vacances de Noël. « En dehors des stages ces dernières années, je n’avais pas beaucoup de temps, je n’ai pas fait beaucoup de compétitions, voire pas du tout. J’avais des bases en skating. Mais il y a aussi le classique, là j’ai du retard par rapport aux autres ».

Ferdinand Ludwig a quitté Lyon pour les environs de Chambéry. Depuis quelques mois, il s’entraîne à la Féclaz avec un coach privé. « C’est différent de l’aviron sur cet aspect-là. On a commencé l’entraînement en septembre. L’idée est de monter au niveau technique, de faire quelques compétitions cette saison, peut-être goûter à une étape de la coupe de France et de tenter le top 10 pour enchaîner ensuite sur une saison complète ».

Désormais, le focus est 100 % ski. « Il y a des compétitions chaque week-end durant la saison d’hiver. C’est un véritable objectif sportif, je n’ai pas l’ambition d’entrer directement en équipe de France, mais l’objectif est d’y parvenir et d’aller le plus loin possible ». Avec, bien sûr, 2030 en ligne de mire et les Jeux olympiques d’hiver en France.

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