
L’équipe de France a engrangé hier une médaille d’argent avec le deux sans barreur féminin. Emma Cornelis et Hézékia Peron ont continué à s’inscrire dans l’histoire de l’aviron français, réitérant leur exploit de 2025. La veille, le quatre barré mixte PR3 confirmait lui aussi de belles promesses sur ce nouvel équipage.
Emma Cornelis et Hézékia Peron avaient impressionné en demi-finale le 26 août, et malgré une météo qui a compliqué les courses, les tricolores ont su tirer leur épingle du jeu en finale. Troisièmes après les premiers 500 mètres du parcours, derrière es Roumaines indétrônables, les Françaises ont su remonter au coup par coup pour reprendre la deuxième place et la conserver jusque sur la ligne d’arrivée devant les Italiennes et les Américaines. U=ne nouvelle performance qui confirme la qualité de l’équipage et ses possibilités.
La veille, le quatre barré mixte PR3 a remporté une belle médaille de bronze. Laurent Cadot, Grégoire Bireau, Hélène Balzac, Eva David et la barreuse Maïwenn Dumont sont partis plutôt doucement, à l’inverse des Italiens et des Australiens. Les tricolores ont parié sur leur fisnsh et se sont accrochés. Réduisant petit à petit l’écart et revenant sur les Australiens et les Italiens. Ils ont ensuite accéléré et dépassé les Australiens sur la ligne d’arrivée.
Mais l’on comptait, durant ces mondiaux, sur le quatre sans barreur masculin. Téo Rayet, Armand Pfister, Alistair Gicqueau et Florian Ludwig étaient attendus, et leurs performances tout au long de la saison laissaient présager un autre résultat. Mais qui dit présage dit aussi prédiction, et quand on parle de prédiction, on parle souvent de météo. Et Amsterdam évoque dans le domaine de nombreux souvenirs, dont un, en 2014 : la finale du deux de couple poids léger au cours de laquelle on avait assisté à un véritable scandale. Malgré des conditions venteuses sur un bassin réputé pour son iniquité, les lignes d’eau n’avaient pas été modifiées et, au final, les Français Jérémie Azou et Stany Delayre, favoris de la discipline, avaient été défavorisés. La technologie actuelle permet de connaître avec précision ce que le ciel nous réserve, mais l’homme traîne à s’adapter. A quand un meilleur suivi des règles de compétition ?