Mondiaux d’Amsterdam : un bilan mitigé pour les Bleus

» Mondiaux d’Amsterdam : un bilan mitigé pour les Bleus

« Nous avons progressé, mais nous ne sommes pas encore là où nous voulons être ». C’est ainsi qu’Antonio Maurogiovanni, directeur des équipes de France, a qualifié le bilan des mondiaux d’Amsterdam qui se sont achevés le 30 août. Un bilan en effet plus que mitigé, avec seulement deux équipages olympiques en finales A et une médaille à la clé. Les bateaux para-aviron ont eux aussi décroché une médaille.

Les mondiaux élite d’aviron se sont tenus durant toute la semaine dernière à Amsterdam. 47 nations étaient présentes, dont la France qui avait envoyé sur place onze bateaux, dont deux dans les épreuves de para-aviron. Durant toute la saison, plusieurs équipages s’étaient illustrés lors des échéances internationales, notamment les embarcations de pointe qui constituent désormais le fer de lance de cette flotte tricolore : le quatre sans barreur masculin et le deux sans barreur féminin.

De ces deux bateaux, un seul attendra la finale A, et tirera son épingle du jeu. Hezekia Peron et Emma Cornelis ont réitéré leur exploit de la saison dernière, montant une nouvelle fois sur le podium mondial pour décrocher une nouvelle fois également l’argent. Une preuve que la France a enfin trouvé l’équipage idéal pour cette coque qui peut très sérieusement prétendre à une qualification olympique pour Los Angeles 2028 et ce dès les mondiaux de Lucerne l’an prochain. « Le deux sans barreur féminin a réalisé une compétition exceptionnelle. Comme nous le savons tous, décrocher une médaille à ce niveau est extrêmement difficile ; confirmer une telle performance l’année suivante l’est encore davantage. Elles ont réussi à faire les deux. Bravo à elles et à toute l’équipe d’encadrement, et en particulier à Adrien Druenne, qui a réalisé un travail fantastique. Il est maintenant important de donner à cet équipage tout le soutien dont il a besoin. Répéter une performance de niveau mondial année après année n’est jamais facile. Elles font pleinement partie du collectif du Centre national d’entraînement et bénéficient du soutien de l’ensemble du programme », commentait auprès de la FFA Antonio Maurogiovanni. On ne peut que confirmer et encourager la Fédération à continuer à apporter son soutien aux deux rameuses.

Un autre point positif à souligner est la qualification en finale A du skiff masculin de Victor Marcelot. Un événement, voire un véritable record pour un rameur français. Il faut remonter près de 40 ans en arrière pour retrouver un skiffeur tricolore à ce niveau de la compétition. Avec une nuance : la France ne présente pas souvent un skiffeur à cette échéance, privilégiant davantage les bateaux longs. Ce qui n’enlève rien aux qualités du rameur de Boulogne 92 et à sa pugnacité qui l’a plusieurs fois amené à de hauts niveaux de compétitions.

Un bateau qui a manqué son entrée en finale A : le quatre sans barreur. Le cauchemar de 2014 s’est reproduit, avec un bassin dont tout le monde connaît les conditions d’équité difficiles, avec un vent qui s’invite souvent dans la partie et fausse le cartes. C’est ce qui s’est passé pour eux en demi-finale, comme pour Jérémie Azou et Stany Delayre il y a douze ans. « Le quatre sans barreur masculin, en raison d’une demi-finale malheureuse, n’a pas pu exprimer pleinement le potentiel qu’il avait montré pendant la préparation et lors des premières étapes de la saison, avec l’argent et le bronze décrochés lors des coupes du monde de Séville et Lucerne », confirmait Antonio Maurogiovanni.

On n’oublie pas non plus les bateaux paralympiques qui ont brillé, avec le bronze pour le quatre barré mixte PR3 et la finale A d’Alexis Sanchez en skiff PR1…

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A n’en pas douter, le niveau international est monté depuis la saison dernière. Rien d’étonnant, à un an de la qualification olympique. Les nations sont davantage présentes, chacun progresse. Une progression qu’Antonio Maurogiovanni a rappelée, même si les résultats sont inférieurs aux espérances. On compte un bateau de moins en grandes finales que l’an passé, un déficit que l’on pourrait mettre sur le compte du quatre sans barreur masculin bien malheureux aux Pays-Bas. Mais en termes chiffrés, le bilan reste à ce moment-là identique.

Les objectifs annoncés pour Los Angeles 2028 : cinq à six bateaux qualifiés pour une à deux médailles. Des prévisions que l’on peut mettre en corrélation avec les prévisions des élus de la FFA qui annonçaient il y a un an que le CNE montrerait son efficacité davantage en Australie en 2032 qu’en Californie dans deux ans. Mais les deux bateaux pointus laissent espérer qu’ils pourraient faire mentir les élus.

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