Le confinement et les mesures sanitaires n’ont pas freiné les rameurs monégasques !

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Déconfinement à Monaco
© Jérémie Bernigole

C’était rageant de ne pas pouvoir profiter des bonnes conditions de ces dernières semaines !” La complainte est souvent revenue dans les discussions, mardi, sur le quai Louis-II, alors que la Société nautique de Monaco venait de rouvrir officiellement ses portes. Mais, à mesure que le soleil se dévoilait en Principauté, la frustration laissait place au soulagement. Trois mois que les rameurs monégasques attendaient ce moment ! Rongeant leur frein sur ergomètre, au gré des entraînements et des compétitions, enchaînant les kilomètres les yeux rivés sur la Méditerranée, tous entretenaient l’espoir de glisser, prochainement, sur la belle bleue. Comme ils avaient coutume de le faire jusqu’à cet arrêt forcé du 13 mars dernier. La faute à ce satané virus.
Vu l’impossibilité de ramer et de s’entraîner au club, on a distribué du matériel prioritairement aux rameurs de compétition qui préparaient une sélection nationale, internationale ou olympique“, rappelle Daniel Fauché. Le chef de base monégasque, épaulé par son fils aîné, s’est servi de la plateforme numérique Discord pour guider les 250 licenciés de la SNM confinés un peu partout dans le monde (Belgique, Suède, Etats-Unis ou encore Angleterre) : “Je renseignais les séances d’entraînement par catégorie, que ce soit ergo, musculation, vélo ou course à pied, et je suivais de près les résultats quotidiens de chacun.

Le Challenge Prince Albert II maintenu en décembre

Un gain de temps et d’énergie considérable. Pour conserver motivation et concentration, ses protégés ont participé à des compétitions virtuelles (neuf victoires lors de la Cassis Race, 2e place en individuel à la No Finish Line Rowing, cinq records de France battus lors d’un semi-marathon) et à des challenges caritatifs (343,85 kilomètres parcourus pour l’association A travers les yeux d’Emile). Ces initiatives ont eu pour mérite de créer une saine émulation. “Sans cela, le confinement aurait été plus compliqué à supporter”, jure Gaïa Umbra Chiavini, qui s’est mise “une pression folle” ces trois derniers mois pour “progresser” malgré la situation. A 17 ans, l’espoir de la SNM prépare actuellement les sélections équipe de France, programmées début juillet sur le bassin olympique de Vaires-sur-Marne.
Comme elle, les rameurs monégasques de haut niveau ont fait leur rentrée au club un peu avant tout le monde, à la mi-mai. Deux semaines plus tard, les contraintes ne se sont pas dissipées : entraînement après réservation sur Internet (cinq créneaux de 7 h 30 à 19 h 30 du lundi au vendredi, deux le samedi et le dimanche, tous très prisés), sortie en mer en solo, pas plus de cinq personnes en même temps sur le Ponton Kelly… Concernant la pratique en rivière, un retour au lac de Saint-Cassien n’est pas encore à l’ordre du jour.
En attendant le Challenge Prince Albert II, toujours maintenu les 4 et 5 décembre prochains, la SNM devrait organiser un stage de 15 jours à Mâcon à la mi-août afin de préparer les premières compétitions officielles de septembre/octobre. D’ici là, ses rameurs pourront rattraper le temps perdu et profiter de la Méditerranée.

A Monaco, Jérémie Bernigole

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