Le mouvement sportif français appelle à l’aide

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© Eric Marie-Mag Aviron

Le confinement avait déjà mis à mal les associations sportives à travers le pays, avec un public souvent difficile à reconquérir, sans même penser à gagner de nouveaux licenciés : il fallait déjà conserver ses propres troupes avant d’espérer en glaner de nouvelles. Alors que les clubs semblaient enfin voir l’horizon se dégager, la deuxième vague de la pandémie de covid-19 est apparue dans le viseur, entraînant compétitions et manifestations sportives avec elles. Les récentes annonces concernant les nouvelles dispositions comme le couvre-feu – les prochaines vont tomber sous peu – ont asséné un nouveau coup à la motivation des acteurs du monde sportif qui a décidé de s’en ouvrir à Emmanuel Macron dans un courrier qui lui a été adressé le 26 octobre, co-signée par 95 fédérations et intitulé “SOS : sport en détresse”. Et le vocabulaire est à la mesure des sentiments qui agitent aujourd’hui l’ensemble des clubs et associations sur l’ensemble du territoire national : “nous sommes désemparés”, lance le mouvement sportif dans la missive. “Désemparés de constater que le secteur du sport fédéré, fort de son modèle social et économique unique […] ne compte visiblement pas dans les priorités d’action de notre pays en temps de crise”. Une phrase qui fait très certainement écho aux propos tenus au printemps par nulle autre que la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui affirmait que le sport n’était pas la priorité du gouvernement, avant de dire le contraire dès le lendemain.
Après le déconfinement le 11 mai, chaque fédération avait proposé et fait valider son propre protocole de reprise, ne laissant jamais rien au hasard, s’adaptant à la circulation du SARS-CoV-2, répondant à chaque injonction de l’Etat, courbant l’échine devant des décisions locales ou préfectorales sans jamais les discuter. Mais la coupe est pleine, et le tissu associatif, déjà fragile avec des bénévoles qui sont aujourd’hui une denrée rare, est usé : annulation de manifestations ou compétitions à la dernière minute, décisions prises bien souvent de manière disparate selon les territoires… Ce qui a une influence non négligeable sur les finances des clubs. Sans compter que l’image du sport associatif, voire du sport en général, est malmenée. Alors qu’une pratique sportive structurée est un gage de sécurité sanitaire, dans tous les sens du terme : “Le sport est bon pour la santé et permet de mieux résister à l’épidémie”, ajoute le mouvement sportif français, qui ne cache pas sa lassitude de “subir une stigmatisation aussi violente qu’infondée, car non étayée par des éléments objectifs”.
Et jusqu’à présent, les dispositifs d’accompagnement n’ont concerné que les structures d’importance, avec des mesures de chômage partiel, les PGE… Mais pour les plus petites, c’est-à-dire la grande majorité d’entre elles, rien !
Et de conclure ce courrier par un appel à l’aide explicite au Président de la République : “Comme vous l’avez indiqué, notre société va devoir vivre avec le virus. Nous devons donc vivre avec lui tant qu’il n’aura pas été vaincu, mais nous ne voulons pas disparaître avant lui”.

FP

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