Beach rowing sprint à Aix-les-Bains : habemus campiones

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Après la Corse en 2024, c’est la Savoie qui accueillait cette année les championnats de France de beach rowing sprint. Une édition plus que sereine du point de vue des conditions d’évolution sur les eaux calmes du lac du Bourget.

C’était une première pour la Savoie, pour Aix-les-Bains et son club de l’Entente nautique aviron, que l’accueil de championnats de France de beach rowing sprint. Une compétition qui a rassemblé pas moins de 245 équipages J18 et seniors, en solos ou en doubles.

Ce sont les seniors qui ont ouvert le bal des courses sur le lac du Bourget le 8 mai au matin, avec les parcours contre-la-montre en solo homme et femme. Une course couperet, avec toutefois l’opportunité d’un repêchage : si l’embarcation ne parvient pas à se qualifier au premier round, un second lui permet éventuellement de se repêcher. Mais avec le nombre d’engagés, il y a forcément beaucoup de déçus. En solo, chez les femmes, on dénombrait ainsi 39 concurrentes. On montait à 64 chez les hommes et, en double mixte, 54 équipages. Chacun des parcours contre-la-montre ne délivrait que 8 places en phases finales.

Une autre caractéristique du beach rowing sprint est l’enchaînement des parcours, notamment lors des phases finales où les courses se succèdent rapidement les unes aux autres, ne laissant que peu de répit et de récupération aux athlètes qui doivent, à peine une manche terminée, se préparer pour la suivante. Mais c’est le jeu de ce sport devenu olympique et qui fera ses débuts aux Jeux à Los Angeles dans un peu plus de trois ans.

Une autre caractéristique du beach rowing sprint est le mélange de discipline. Certes, le parcours sur l’eau est le plus long, mais c’est au sol que commence et se termine la course. Et à Aix-les-Bains, il fallait s’adapter entre le sable de la plage du site d’Aqualac, et une fin de sprint pour attendre l’arche et son buzzer sur l’herbe.

Un savant mélange qui a fait la particularité de cette édition savoyarde, à laquelle il fallait ajouter des conditions de navigation plutôt clémente : un calme plat sur les eaux du Bourget. De quoi favoriser les rameurs et rameuses de rivière, comme l’a reconnu Hélène Lefebvre, mais s’ils ne sont pas habitués aux virements de bouées qu’ils ont plutôt l’habitude de longer lors des courses en ligne.

Le nombre d’engagés et leur provenance peuvent confirmer ce dernier ressenti, mais c’est aussi une autre volonté qui animait les athlètes : se montrer pour taper dans l’œil de l’encadrement fédéral et décrocher une place en équipe de France de beach rowing sprint.

En solo masculin, il y avait du beau monde : les frères Fortier (Corbeil-Essonnes), habitués de la discipline, les Nazairiens Nathan Puech et Charlélie Rubio, Mathis Nottelet (Joinville), Antoine Lefebvre (Meulan-les-Mureaux), Quentin Antognelli (Monaco), Ivan Bové (Vichy)… Mais au fur et à mesure des courses, la hiérarchie s’est dessinée et c’est Mathis Nottelet qui a décroché l’or devant Julien Barbeau (Gravelines), Charlélie Rubio décrochant quant à lui le bronze devant Nathan Puech.

Chez les femmes, Hélène Lefebvre a démontré qu’elle avait su maîtriser la transition entre rivière et aviron de mer, s’arrogeant l’or au terme d’une finale serrée face à Audrey Feutrie (Armentières), avec seulement 19 centièmes d’écart. Le bronze est revenu à Marine Delanoé (Barneville-Carteret), elle aussi tout juste devant Amaia Irazoqui (Saint-Jean-de-Luz).

Le 9 mai, les juniors ont pris possession du champ de course pour leurs parcours contre-la-montre le matin, avec un aléa qu’il a fallu gérer : une des bouées intermédiaires d’un des deux parcours a dû être enlevée, modifiant le tracé à suivre et retardant le départ de la compétition. Là aussi, une hiérarchie s’est rapidement dessinée, et rien que sur les séries, un club s’est illustré, plaçant 6 rameurs et 3 rameuses en huitièmes de finale : la Société nautique de Monaco. Des huitièmes de finale qui se sont enchaînés immédiatement, dans la continuité du programme.

Et en solo masculin J18, la SN Mocaco est montée à deux reprises sur le podium, sachant qu’elle aurait pu décrocher l’or si Archibald Culpin n’avait pas découlissé à quelques mètres seulement de la plage, sur l’aller. Il a néanmoins fini sa course, laissant l’or à Gustave Philippe. Le Meulanais monte ainsi sur la première marche du podium, tout comme sa sœur jumelle Lou Philippe à Cazaubon il y a quelques semaines.

Chez les filles, les trois médailles ont pris la direction du sud et de la Méditerrannée. Lisa Van Cotthem (Béziers) décroche l’or devant Naomie Dumas (RC Marseille), Juliette Vincenot (Monaco) remportant le bronze.

En double mixte, à l’issue des dernières courses de phases finales – les huitièmes s’étant tenus hier – c’est la mixte Saint-Malo-Saint-Nazaire de Chloé Briard et Charlélie Rubio qui a remporté l’or, devant la mixte Joinville/Armentières de Mathis Nottelet et Audrey Feutrie qui finit en argent. Le bronze a été gagné par la mixte Saint-Jean-de-Luz/Gravelines de Véronique Couvreur et Julien Barbeau.

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