Le 14 avril, les premiers affrontements vont se dérouler sur le lac de l’Uby pour décrocher le droit de porter la combinaison tricolore. Un temps qui n’a toutefois plus la même incidence fatale qu’auparavant. Quelques explications.

Cazaubon… « the place to be » chaque mois d’avril quand on a des prétentions en équipe de France. L’étape ultime d’un chemin de sélection qui commence en novembre avec une tête de rivière, se poursuit le mois suivant avec un test sur l’ergomètre…
Une première partie purement individuelle, ponctuée par des regroupements qui se sont déroulés à Font-Romeu, mais aussi des piges qui ont conclu un stage plus court à Vaires-sur-Marne avant quelques jours de repos pour une reprise sur les chapeaux de roue, ou plus simplement sur la roue des ergomètres avec les championnats de France d’aviron indoor, ou pour la plupart un test effectué dans les différents pôles. Les pôles ont pris une importance « On est en stage quasiment en permanence, commentait le directeur technique national Sébastien Vieilledent, on travaille aussi bien en individuel que sur les projets en pôle ».
Des échéances en janvier, puis en février, qui ont vu les performances sur la machine en nette progression, un stage à Lago Azul après une tête de rivière où les rameuses et rameurs du projet OLY déplacés au Portugal n’étaient pas présents. Un chemin qui a connu quelques modifications insufflées par le consultant exécutif sur la haute performance, Jürgen Gröbler, et qui a emporté l’adhésion de l’encadrement.
Le groupe OLY a terminé ce chemin ergométrique le 25 mars, avec là encore des résultats probants, et un chemin qui s’achèvera sur l’Uby du 14 au 16 avril.
Pour le groupe para, tout a commencé par un test à l’ergomètre le 3 décembre, les France indoor, les championnats de zones et, après Cazaubon, des parcours chronométrés et des contrôles d’entraînement réalisés en stages…
Un chemin de sélection ponctué donc de nombreuses étapes, dont les championnats de France bateaux courts ne sont plus qu’une étape. Auparavant vécu comme un couperet, avec des places qui se distribuaient selon le classement, son impact est désormais plus nuancé. Plus question de sanctionner définitivement un athlète qui manquerait, pour de bonnes raisons, le rendez-vous sur l’Uby.
Un impact néanmoins plus important pour les J18, qui doivent eux aussi réaliser plusieurs étapes individuelles sur l’ergomètre, les différents stages…
Tout ceci n’est, bien entendu, que la sélection individuelle. La sélection collective, pour composer les embarcations tricolores, se déroulent par la suite, avec des régates de sélection pour les U19, les U23… Pour les rameuses et rameurs du groupe OLY, les compositions sont affinées au fur et à mesure de la saison internationale, pour parfaire les équipages qui concourront à la qualification olympique en Serbie, au début de l’automne.