
L’année 2020 s’achève pour l’équipe de France. Le secteur féminin est le dernier à prendre quelques vacances, après ses piges croisées qui se sont déroulées à Vaires-sur-Marne du 14 au 19 décembre. Des parcours essentiels pour évaluer l’entraînement des rameuses, mais aussi pour préparer les équipages qui représenteront la France lors des premiers rendez-vous internationaux avec, pour deux d’entre eux, une qualification olympique à aller chercher lors de la régate finale à Lucerne en mai 2021 et ainsi s’aligner au départ des Jeux de Tokyo en juillet 2021.
“Une prise de repères”
Pour certaines rameuses, c’est aussi une nouvelle aventure qui commence, comme Pauline Rossignol. “J’ai intégré le groupe couple U23, annonce-t-elle, c’est donc un nouveau projet pour moi. Ces piges, je les ai abordées comme une prise de repères, ça permet aussi de découvrir le groupe. On est sur le bassin de Paris 2024, on a les bouées, les lignes d’eau, les coaches peuvent nous suivre, il y a beaucoup d’avantages à être ici“.
“Le bassin nous prépare à toutes les conditions”
La Havraise Margaux Bailleul défend à Vaires-sur-Marne sa place dans le quatre de couple élite qui brigue un ticket pour Tokyo. “On a fait un stage à Temple-sur-Lot, là on se retrouve toutes pour se tester, faire des piges. J’ai abordé ces parcours de manière plutôt détendue, c’est un test comme un autre où je vais montrer ce que je sais faire, en mode guerrière. Le bassin nous prépare à toutes les conditions, on a ramé hier en vent contre, aujourd’hui avec un vent de travers. C’est intéressant car au niveau international on va sur tous types de bassins et ça nous entraîne à ramer sur le bassin où j’aimerais participer aux Jeux“.
En pointe, Adèle Brosse va quant à elle tenter de monter dans le quatre sans barreur. “J’aime bien les piges, explique-t-elle, car ça permet de faire des parcours sans trop de pression, même si là l’enjeu est assez fort car on joue une place dans le quatre sans pour la qualification, mais ça offre l’occasion d’essayer des choses avec différents partenaires. On a un groupe qui monte, et qui continue de monter, on peut être 6 à 8 filles qui font des choses intéressantes“.
Retrouvez en images les impressions des rameuses, mais aussi les explications de la cheffe du secteur féminin, Christine Gossé, sur ces parcours.
Prochainement sur notre site, les impressions des rameuses qui ont déjà qualifié les coques pour Tokyo : Hélène Lefebvre, Elodie Ravera, Claire Bové et Laura Tarantola.
Fabrice Petit