L’aviron est un sport sérieux, qui réclame beaucoup d’efforts et de sacrifices. Un sport dont la pratique nécessite aussi quelques soupapes de sécurité, notamment lorsque le rendez-vous à la digue se solde par un “clé de 10 – remorque à bateaux” dès le samedi. Car le dimanche à Cazaubon est consacré aux finales A et B, les autres finales de classement se déroulent toutes le samedi en fin d’après-midi. Et encore, quand on a pu passer sans encombre le contre-la-montre du vendredi !
En résumé, dès le samedi soir, un peu plus de 50 % des compétiteurs inscrits ont besoin de noyer leur chagrin. Et c’est là qu’intervient la petite Bête à bon Dieu… j’ai nommé la coccinelle ! Ou plutôt le bar-restaurant éponyme, situé en plein centre de Barbotan-les-Thermes. Celles et ceux qui viennent assister aux courses sur le lac de l’Uby y déjeunent ou y dinent les jours de compétition. Les rameuses et rameurs ne le voient généralement qu’à la tombée du jour le samedi soir. L’établissement, tenu depuis 2017 par Baptiste et Thibault, perpétue une tradition qui ne remonte certes pas aux premiers coups de pelles sur les eaux de l’Uby, mais qui ne date pas d’hier non plus. Et l’on aurait pu penser que les deux années sans championnats à Cazaubon auraient pu avoir raison de cette coutume, mais les jeunes propriétaires des lieux entendent bien ne pas déroger à la règle et proposer leurs services aux athlètes en quête de réconfort. “Une fois le service fini, nous allons installer dehors un grand bar d’une dizaine de mètres de long, explique Thibault. Il y aura de la musique, des amis vont passer mixer, en gros ça va être la fête”.
De quoi forger des souvenirs et anecdotes à celles et ceux qui seront présents et en remémorer aux autres qui connaissent bien les lieux. Généralement, le lendemain matin, le centre-ville se réveille en portant quelques stigmates du passage des fêtards. Mais le tout reste dans une ambiance bon enfant, où les excès restent contrôlés et sans incident. Car, quoi qu’il arrive, le lendemain, tout le monde est présent sur les bords de l’Uby pour encourager les rameuses et rameurs qui défendent encore leurs chances de porter la combinaison tricolore.