L’Uby rend son verdict sur les France bateaux courts

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Le week-end avait mal commencé, il a plutôt bien fini. Les championnats de France bateaux courts se sont achevés sous le soleil, avec de belles courses, de beaux finishs, quelques retournements de situation même si la hiérarchie est respectée. 

Le week-end avait mal commencé, il a plutôt bien fini. Les championnats de France bateaux courts se sont achevés sous le soleil, avec de belles courses, de beaux finishs, quelques retournements de situation même si la hiérarchie est respectée.

C’est le week-end que tout le monde attend. Un week-end qui vient conclure une longue période de préparation, de contrôles, de tests… qui débute à l’automne et s’achève en avril, sur les eaux du lac de l’Uby. Trois jours où la hiérarchie nationale s’affine avec un objectif : décrocher le droit de porter la combinaison de l’équipe de France.

Ce fameux week-end, qui commence un vendredi, a démarré sous la pluie. Pas trop grave pour un sport d’extérieur ! Mais le vent, c’est une autre histoire : impossible de ramer. Et ce fut le cas dès le vendredi après-midi, obligeant le report des séries au lendemain, rendant la journée du samedi encore plus dense qu’à l’accoutumée.

Mais au fur et à mesure des courses, malgré quelques surprises, la logique a été respectée, notamment en ce qui concerne le groupe OLY. « On a une stratégie, commente le directeur technique national Sébastien Vieilledent, une méthode. Le groupe est bien constitué, il était quasiment fait avant ces championnats. Cazaubon, c’est le démarrage de la suite ». Et Jürgen Gröbler d’acquiescer, même si les données recueillies à Cazaubon vont pouvoir apporter un éclairage et entraîner quelques évolutions.

La couple femme et l’écrasante victoire d’Emma Lunatti, auquel on peut ajouter le retour prévu d’Hélène Lefebvre sur la scène internationale, entraînent une réflexion du côté de l’encadrement fédéral. « On veut faire le meilleur bateau possible, lance Sébastien Vieilledent, on s’oriente vers un double et un quatre de couple ». Une orientation que valide Emma Lunatti dès sa descente du bateau, avouant qu’elle n’est « pas fermée à aucune proposition ». Même le skiff, qui lui a profité la saison dernière pour atteindre ce niveau.

« On a lancé une stratégie en début de saison, explique le consultant exécutif sur la haute performance Jürgen Gröbler, traditionnellement en France on fait du double, là on vise un bateau plus long. On a 6-7 athlètes sur ce projet. Faisons-leur confiance ».

Du côté de la pointe masculine aussi, de nombreuses questions se posaient, notamment avec le retour des frères Onfroy en deux sans barreur. Mais la victoire de Téo Rayet et Benoît Brunet et la deuxième place décrochée par les frères Turlan a répondu à ces questions. « Le projet du quatre sans barreur comporterait les deux premières paires, explique Sébastien Vieilledent, ainsi que la paire Pfister/Ludwig, qui ont été intégré au groupe. Nous avons proposé aux frères Onfroy de le rejoindre, ils ont refusé ».

Pour la couple homme, depuis la mise à mal du projet quatre de couple, on peut constater que les coupleux U23 viennent eux aussi pointer le bout de leur nez. « On va poursuivre dans la logique U23 pour ces rameurs et, selon les résultats de la saison, envisager pourquoi pas un projet OLY ». Il faut dire que le podium du deux de couple, avec Matthieu Androdias en or, Hugo Boucheron en argent et Yoann Lamiral en bronze, donne forcément matière à réflexion.

En poids léger, pas de grand bouleversement. Si Aurélie Morizot a crânement joué sa chance et décroché l’argent devant Laura Tarantola, cette dernière sortait tout juste d’une grippe suivie d’une angine. Ce qui ne doit en rien remettre en question la valeur de la performance de la Boulonnaise. Chez les hommes, Ferdinand Ludwig récupère de sa fracture de fatigue et rejoindra le groupe à Soustons. Un groupe qui continue à travailler ensemble, à Lyon.

Pour la pointe féminine, là aussi des paires U23 sont venues bouleverser un peu les choses, mais le groupe continue à travailler tel qu’il a été constitué. A noter la belle performance de la toute nouvelle paire – provisoire certes – constituée par Adèle Brosse et Elodie Ravera et qui finit troisième, Emma Cornélis et Agathe Oudet remportant le fanion tricolore. « Le groupe va continuer à travailler dans la continuité de ce qui est mis en place depuis un an et demi », explique le DTN.

La jeunesse a également marqué les esprits sur cette édition de Cazaubon. « Dans chaque catégorie, on a des bateaux jeunes qui viennent titiller les athlètes du groupe OLY. Il y a une transmission, une transition qu’on ne voyait peut-être plus ces dernières années ».

L’objectif reste le même pour Paris : 6 à 8 bateaux qualifiés, pour 3 ou 4 médailles. « A Belgrade, ce serait bien d’avoir déjà 6 bateaux qualifiés ».

En J18, les équipages qui se sont illustrés sur les courses préliminaires ont tous confirmé lors des finales. « On a de belles individualités, commente Sébastien Vieilledent, et il faut profiter d’avoir les deux échéances en France (Europe et mondiaux). On veut des médailles, pas forcément des équipes complètes ». Des juniors qui ont été également salués par Jürgen Gröbler : « ces événements sont une belle fenêtre de promotion de notre sport en France ».

Côté para-aviron, le directeur technique national salue le travail accompli et la stabilité. « Il est encore temps d’embarquer de nouveaux talents, comme Benjamin Daviet, venant du ski nordique ». Le petit nouveau, Laurent Cadot, a également été salué par le DTN : « il a faim de performance, il faut le nourrir », souriait-il.

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