Stage à La Seyne-sur-Mer : le beach français entame les grandes manoeuvres et travaille avec l’athlétisme

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L’équipe de France de Beach rowing sprint a organisé son premier stage de l’année à La Seyne-sur-Mer du 17 au 22 février. Huit athlètes ont participé à des entraînements très poussés, dont certains encadrés par des pointures de l’athlétisme.

La montée en puissance du niveau du Beach rowing sprint, proclamé sport olympique en octobre, s’est vérifiée à Barletta avec l’apparition de nouvelles nations sur l’échiquier mondial et la maîtrise voire même l’expertise de certains pays. Rentrée des Pouilles avec 2 médailles, la France a pris note et a tiré des enseignements. La preuve : plutôt organisés au cœur de l’été, les stages de l’équipe de France ont déjà commencé en 2024. 

Le premier rassemblement de l’année a eu lieu à La Seyne-sur-Mer du 17 au 22 février, à deux mois des Championnats nationaux en Corse. Sur la base des résultats du test ergo de février, cinq femmes et trois hommes ont été convoqués dans la cité balnéaire. Il s’agit de Chloé Briard, Edwige Alfred, Caroline Lagarde, Marine Delanoë, Salomé Degeorges, Alexis Fortier, Geoffrey Guillon et Mathis Nottelet Tollard, le petit nouveau de la troupe. “On aurait voulu plus d’hommes, mais les autres sélectionnés n’étaient pas disponibles”, regrette Yvonig Foucaud, le conseiller technique national responsable du développement mer.

Recueil de données

Ces cinq journées en terre varoise ont été rythmées par des sorties en mer “dans des conditions agréables avec un peu de vent et de houle”. Ce stage a également été l’occasion de mettre en place de nouvelles méthodes dans une perspective de haut niveau. “Ce séjour dans le Sud revêtait une grande importance car nous souhaitions profiter de nos meilleurs athlètes et de ceux qu’on a détectés pour les mettre en situation, les faire progresser et permettre aux autres de bénéficier des informations recueillies tout au long du stage”, explique Yvonig Foucaud. Dans un premier temps, les rameurs ont mené une batterie de tests. Le but ? Profiler le Beach rowing sprint, analyser de façon plus pointue la discipline et mieux définir les compétences de l’athlète de demain. Lactate, glycémie, hydratation, rythme cardiaque… A tour de rôle, les athlètes ont procédé à trois parcours sur l’ergo (50 mètres de course à pied, 750 mètres sur la machine, puis de nouveau 50 mètres de course) avec 10 à 15 minutes d’intervalle entre chaque passage, histoire de coller à la réalité des phases finales de Beach rowing sprint. “Nous leur avons ensuite demandé le même effort mais sur l’eau cette fois, pour comparer les données qui resteront confidentielles. Nous sommes encore en train d’analyser les résultats avec mes collègues”, complète le CTN. Une fois cette phase terminée, les rameurs recevront un retour détaillé dans lequel ils trouveront leurs points forts et leurs points faibles ainsi que les domaines sur lesquels ils doivent travailler dans les prochaines semaines.

Deux pointures de l’athlétisme en soutien

Performants sur l’eau, où ils disposent d’un vrai savoir-faire, les Bleus ont parfois accusé le coup sur le sable lors des Mondiaux de Saundersfoot et de Barletta. Pour les aider à gommer ce déficit, deux spécialistes de l’athlétisme ont été dépêchés à La Seyne-sur-Mer. Dans un premier temps, Simon Martin, conseiller optimisation de la performance au CREPS de Montpellier, et Bruno Gajer, qui a entraîné plusieurs olympiens (Pierre-Ambroise Bosse, Antoinette Nana Djimou…), ont supervisé les entraînements. Ils ont ensuite révélé le contenu de leurs observations et dispensé leur savoir auprès de l’encadrement. “Ils nous ont donné des outils pour construire plusieurs ateliers dans lesquels on apprend aux rameurs à être beaucoup plus efficaces en course à pied, expose Yvonig Foucaud. On les a sollicités pour la création d’une séance qu’on a pu reproduire, ensuite, avec Julien (Housset).” A en croire le responsable du développement mer, les progrès sont déjà perceptibles : “Des athlètes ont franchi un vrai cap en l’espace de deux séances.”

Cette intervention de Simon Martin et Bruno Gajer, “on y pensait depuis quelque temps” précise-t-on du côté de l’équipe de France. “Il était urgent de la faire car nous n’avions aucune technique jusque-là, ajoute Yvonig Foucaud. On pêchait surtout à la sortie du bateau. Notre problème résidait dans un manque de force au niveau des ischios et des extenseurs du pied.” Des exercices sollicitant les hanches, les genoux et les pieds ont permis de corriger les carences. 

Que les candidats à la sélection tricolore se rassurent : la séance conçue par les pointures de l’athlétisme sera très prochainement partagée sur le site de la mission d’aide à la performance, un espace “accessible à tous les entraîneurs de France, lesquels pourront ainsi les partager à leurs athlètes”. Elle sera complétée par des vidéos pédagogiques : “Nous souhaitons que chaque athlète puisse mettre en place une routine, à savoir un entraînement hebdomadaire d’une heure voire une heure et demi, ceci dans le but d’élever le niveau global du Beach rowing sprint français.”

 

DU NOUVEAU POUR LES CHEMINS DE SÉLECTION

La Fédération française d’aviron vient de publier un document décrivant les règles de sélection des rameurs et rameuses et les principes de qualification nationale pour les échéances européennes et mondiales. Comme nous l’évoquions dans un article publié le 16 février, les résultats des Championnats de France en Corse serviront à définir les contours de la délégation tricolore envoyée aux Championnats d’Europe à Gdansk (Pologne, 20-23 juin). En ce qui concerne les Mondiaux de Gênes (Italie, 6-9 septembre), les chemins diffèrent selon les catégories. Les seniors prendront part à un stage d’entraînement et de sélection à La Seyne-sur-Mer du 10 au 14 juillet. Les U19, quant à eux, devront passer par une régate de sélection dans la cité balnéaire varoise le 17 août.

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