Le pôle France de Lyon fait peau neuve au service de la très haute performance

» Le pôle France de Lyon fait peau neuve au service de la très haute performance

Le 11 septembre, c’est devant un parterre de personnalités que le pôle France a été inauguré. Plus de 2 millions d’euros ont été investis pour redonner à l’équipement une deuxième jeunesse, au service des athlètes. Un équipement conçu pour la très haute performance et le confort des athlètes.

Le pôle de Lyon dispose d’une solide histoire. Créée sous l’impulsion de Charles Imbert (Charly pour les intimes et les rameurs !), il s’est installé en 1993 au sein du Grand Parc de Miribel-Jonage. Son développement l’a conduit à s’étendre, en bonne entente avec les différents acteurs du Grand Parc – le Simalym et la Segapal – et à utiliser des locaux situés dans un autre bâtiment comme salle de musculation… Une situation transitoire avant que ne s’enclenche une véritable réflexion sur les différents espaces et leurs usages. Un travail qui a nécessité plusieurs années de discussions entre les acteurs du projet, mais aussi avec l’équipe du pôle menée par son responsable Bastien Tabourier qui a été associée aux différentes étapes du projet. C’est parfois à l’étranger qu’il a trouvé son inspiration pour les aménagements. « Le centre a été conçu par des entraîneurs, pour les sportifs et notre discipline ».

Celles et ceux qui ont fréquenté le pôle de Lyon – et ils sont plus de 350 rameuses et rameurs – ne verraient peut-être pas la différence au premier abord. La façade est identique, le hangar à bateaux n’a pas changé hormis un coup de peinture. Mais le reste n’a plus rien à voir avec les locaux qui devenaient quelque peu vétuste.

Il faut emprunter un escalier qui conduit à l’accueil du centre d’entraînement lyonnais, avec le bureau des entraîneurs, les locaux pour le staff médical, des espaces de discussion… tous insonorisés afin de respecter la confidentialité des échanges. S’en suivent des vestiaires qui n’ont plus rien à voir avec les anciens plus que vétustes, un lieu de repos et convivialité, une terrasse… et une salle d’ergométrie.

Un double projet qui reste au cœur de l’action du pôle lyonnais : quand on est un athlète de haut niveau, on étudie, on travaille. Tout a été pensé pour permettre de s’isoler, de suivre des cours, d’échanger en visio… « Beaucoup vous parleront de l’importance du double projet, commente Bastien Tabourier. La plupart de nos champions à l’issue de leurs études sont en situation professionnelle dans des entreprises qui les soutiennent, c’est important pour nous car cela permet des transitions de carrière beaucoup plus fluides ».

Au rez-de-chaussée, une vaste salle de musculation entièrement équipée et pensée pour l’aviron…

Le pôle de Lyon, désormais pôle France relève-pôle espoirs, se reconstruit petit à petit. « On a perdu 80 % de l’effectif à la rentrée 2025 qui est parti au centre national d’entraînement, on reconstruit avec des jeunes, ça prend un peu de temps, mais on n’a pas peur du temps long. Un athlète qui rentre sur l’Ina se Lyon, on sait qu’on va travailler avec lui sur 5 à 7 ans ».

Le centre d’entraînement lyonnais – car c’est bien comme cela qu’il est qualifié sur la plaque à l’entrée qui récapitule le palmarès des olympiens passés dans ces lieux, n’a justement pas à rougir de ce palmarès : 14 olympiens, 50 médaillés mondiaux…

Des chiffres rappelés par les personnalité présentes, aux côtés des investissements réalisés : 2,3 millions d’euros pour les travaux, dont 900 000 par l’agence nationale du sport, 300 000 par la région Auvergne-Rhône-Alpes, 300 000 par la Métropole de Lyon. La FFA a elle aussi versé au pot.

Et il y avait du beau monde au pôle. Des élus de la fédération bien sûr, au premier rang desquels son président Christian Vandenberghe, le directeur technique national Sébastien Vieilledent, mais aussi Laurence Borie-Bancel, la présidente de la Compagnie Nationale du Rhône et premier partenaire de la FFA, le vice-président de la Métropole de Lyon Jérôme Moroge…

La visite des anciens du pôle

Mais en marge des élus et institutions, ce sont les acteurs du pôle qui ont marqué cette matinée de leur présence. Et ils étaient nombreux : Jonathan Coeffic, Jean-Christophe Bette, Claire Bové, Matthieu Androdias… On va s’arrêter là, car la liste n’est pas exhaustive, et nous ne voudrions vexer personne. On comptait aussi le champion olympique de Rio 2016, Jérémie Azou, pensionnaire historique qui a fréquenté le pôle de nombreuses années et qui fut très ému pour remercier son fondateur, Charles Imbert, et lui remettre une plaque en remerciement de son action, plaque qui figure elle aussi à l’entrée du pôle. Comme un témoignage du passé et de l’excellence de l’aviron français que le pôle a formé, et compte bien former aussi dans l’avenir.

Articles liés

Mondiaux d’Amsterdam : un bilan mitigé pour les Bleus

« Nous avons progressé, mais nous ne sommes pas encore là où nous voulons être ». C’est ainsi qu’Antonio Maurogiovanni, directeur des équipes de France, a qualifié le bilan des mondiaux d’Amsterdam qui se sont achevés le 30 août. Un bilan en effet plus que mitigé, avec seulement deux équipages olympiques en finales A et une médaille à la clé. Les bateaux para-aviron ont eux aussi décroché une médaille. Les mondiaux élite d’aviron se sont tenus durant toute la semaine…

L’argent pour le deux sans féminin, le bronze pour le quatre barré mixte PR3… et le vent pour le quatre sans masculin

L’équipe de France a engrangé hier une médaille d’argent avec le deux sans barreur féminin. Emma Cornelis et Hézékia Peron ont continué à s’inscrire dans l’histoire de l’aviron français, réitérant leur exploit de 2025. La veille, le quatre barré mixte PR3 confirmait lui aussi de belles promesses sur ce nouvel équipage. Emma Cornelis et Hézékia Peron avaient impressionné en demi-finale le 26 août, et malgré une météo qui a compliqué les courses, les tricolores ont su tirer leur épingle du jeu en finale. Troisièmes après les premiers…

Accessible uniquement aux abonnés numérique

À partir de seulement 35€/an

La tradition du quatre sans barreur

Si on en s’en réfère aux résultats de la saison, c’est le quatre sans barreur messieurs qui représentera à Amsterdam la plus sérieuse chance de médaille française. Troisième à Séville et à Lucerne, le quatuor composé d’Alistair Gicqueau, Florian Ludwig, Armand Pfister et Téo Rayet a les armes en mains pour renouer avec la tradition. Dans l’histoire de l’aviron moderne, le quatre sans toutes catégories tient une place à part. C’est ce bateau qui a ouvert ce qu’il convient d’appeler…
Connexion