Lucerne, dernière chance pour de nouveaux bateaux français

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Du 19 au 21 mai, Lucerne et son Rotsee accueille la régate finale de qualification olympique et paralympique. Après des mondiaux en demi-teinte, la France entend qualifier de nouvelles coques pour les Jeux de Paris.

C’est la régate de la dernière chance pour les nations qui entendent étoffer leur flotte pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Un rendez-vous crucial qu’il ne faut pas manquer et que les équipages qui ne sont pas parvenus à décrocher leur ticket en septembre 2023 à Belgrade.

La France y avait décroché trois quotas olympiques, et trois paralympiques. Peut mieux faire, comme l’avait dit à l’époque le directeur technique national Sébastien Vieilledent. Et c’est bien ce que l’équipe de France entend faire dès ce dimanche sur le Rotsee. Surtout que, parmi les coques qui seront en course pour décrocher les derniers tickets pour Paris figurent des bateaux dont les résultats étaient en-dessous des attentes lors des mondiaux.

Les vice-championnes olympiques de Tokyo en deux de couple poids léger, Laura Tarantola et Claire Bové, auront face à elles sept embarcations, il leur faudra en sortir six, dont les Australiennes quatrièmes de la première étape de coupe du monde et les Grecques, deuxièmes des championnats d’Europe.

Chez les hommes, Hugo Beurey et Ferdinand Ludwig auront quant à eux huit bateaux sortir, dans une discipline où dix bateaux sont engagés. Si la tâche semble plus aisée avec des adversaires dont les résultats sont moins probants, les tricolores vont devoir faire leurs preuves et démontrer que le travail hivernal a payé, tout en se méfiant des équipages polonais et portugais.

En deux sans barreur féminin, Emma Cornelis et Joséphine Cornut-Danjou ont, sur le papier, de plus grandes possibilités, avec un total de six bateaux engagés : une chance sur trois de décrocher un ticket pour Paris. Mais il faudra compter sur de solides paires, comme les Croates médaillées de bronze aux championnats d’Europe et les Danoises qui sont sur le podium de la première étape de coupe du monde.

En quatre de couple, côté femmes, la belle performance enregistrée lors des Europe par Violaine Aernoudts, Jeanne Roche, Hélène Lefebvre et Elodie Ravera-Scaramozzino laisse entrevoir la possibilité d’une qualification, dans une discipline qui ne compte elle aussi que six coques engagées. Mais il faudra compter avec les Ukrainiennes, médaillées à Szeged, et avec les Canadiennes et les Américaines, des nations généralement compétitives dans la catégorie.

Chez les hommes, le travail sera plus compliqué, avec dix bateaux engagés. Victor Marcelot, Yoann Lamiral, Valentin et Théophile Onfroy vont eux aussi affronter des nations aguerries au quatre de couple, et qui étaient passés à côté de la qualification à Belgrade, alors que la France ne présentait pas d’embarcation dans la discipline.

Côté para-aviron, les bons résultats engrangés à Szeged par les équipages présents laissent augurer des chances de qualification. Sept coques en double mixte PR2 face à celle de Perle Bouge et Benjamin Daviet, pour deux places à prendre, ce sera plus compliqué pour Alexis Sanchez en skiff PR1 qui, lui aura face à lui huit concurrents mais seulement une place qualificative.

Bref, rien n’est joué dans cette régate de la mort, l’ultime chance de décrocher son ticket pour Paris 2024. Rendez-vous dimanche matin, sur le Rotsee, pour les premiers débats.

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